Au fil de nos routes

Qu’était-ce au vrai, sinon une grande mais si quotidienne aventure, une échappée folle, une odyssée dans laquelle chaque heure s’emplissait, à corps et à cris. Il y a eu la mer, il y a eu le bruit des roues sur les sentiers, les biberons donnés n’importe où ; il y a eu le vent, tes yeux fixes aux cris des goélands, il y a eu nos pas sur le sable, deux traces pour trois. La valise se défait déjà au milieu du salon, il ne reste que quelques sablés qui s’émiettent à finir dans un sachet brun de boulangerie, et moi, je garde au fond du coeur la poésie de notre trio en permanence uni, tes yeux couleur marée haute, ta mine réjouie d’être brinquebalé sur les pavés. Je garde tes jeux avec ton papa sur le grand lit, la large cascade de ton rire, plus belle que toutes les mouettes et toutes les aubes marines réunies. Je garde un peu de soleil sur les joues, un peu de sable dans les poches, et la mémoire, comme une trace, de vos mains dans la mienne. Mes hommes, mes tout petits, mes géants. De cette intense parenthèse, ce fol envol, je retiens que la vie depuis lui est décidément bien plus forte, bien plus colorée, de haut de bas, bien plus vraie peut-être. Et je m’émerveille de notre faculté à grandir encore, à s’aimer encore plus loin, à nous fondre tous les trois dans une sorte d’absolu qui pousse nos tolérances à croître, notre ensemble à s’harmoniser, et nos unités à s’épanouir. Tout à la fois.

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3 commentaires sur “Au fil de nos routes

  1. Quels beaux souvenirs de bord de mer 🙂 c’est toujours un régal de te lire. J’aime beaucoup aussi la photos des herbes folles, balancées par la brise.
    Et dis donc, qu’est-ce qu’il a grandi je trouve ton géant miniature !

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