Les livres terminés (09/2018)


J’espère que l’été fut bon et que vous glissez vers l’automne comme on enfile un manteau un peu grand. Qui dit automne dit bon livre au coin des premiers feux, ou dans un fauteuil de café, pas vrai ? (Toute saison dit bon livre dans un fauteuil, nous sommes d’accord.) D’ailleurs, l’option « lire dans un café » me séduit pas mal, et je n’ai jamais pratiqué vraiment la chose, mais je crois que je vais m’y mettre cette année, parce que c’est ce que me soufflent nos nouveaux emplois du temps, et notre nouveau rythme qui s’installe. Alors, comme je ne sais pas mais que, peut-être, vous êtes de l’équipe « je ne prends pas assez le temps de me lire un bon livre à l’écart de tout le reste et de tout ce que je pourrais avoir à faire d’autre mais que je ne fais pas et ça fait tellement de bien », ou « je voudrais tellement prendre ce temps-là parce que je le vaux bien et que, fuck le reste, j’ai besoin de littérature douce et de calme feutré  », voilà, je vous fais une mini sélection des derniers lus et approuvés. FAITES-LE, vous verrez, c’est un plaisir énorme, mieux que le mojito carré de chocolat du soir. Allez. Et le premier/la première qui s’offre un moment lecture lève la main. 

La sélection du jour est assez longue, mais elle réunit vraiment des gros coups de coeur : il y en a pour tout le monde (c’est la fête) !

Elena Ferrante, L’amie prodigieuse (Tome I, Tome II, Tome III)

J’ai découvert Elena Ferrante grâce à Ophélie. (En vrai, j’ai soufflé l’idée à mon mari qui me l’a offert deux jours plus tard.) (J’aime toujours encore plus un livre quand il est dédicacé par quelqu’un de bien que j’aime.) (C’était le quart d’heure romantique.) J’hésitais à cause de l’emballement général, j’avais peur d’une littérature pour filles. Alors, clairement, je ne m’étais pas totalement trompée, et je trouve que c’est très « cible féminine », parfois trop par moments. C’est un peu ce qui m’a freinée, en plus de certaines longueurs, surtout dans le tome 3. (Je n’ai pas lu le 4 encore, ne spoilez pas.) Toujours est-il que c’est de la très très bonne littérature pour filles. Je l’ai lu sans trop savoir l’intrigue, et je pense que c’est mieux de ne pas trop la connaître. Pour en parler de manière très large : l’Amica geniale (et la traduction par « prodigieuse », même si elle est le résultat d’un parti pris, est jolie) raconte l’histoire d’Elena, une jeune femme née dans une Naples d’après-guerre, et de son amitié très riche et complexe avec Lila au fil des années. C’est donc une vraie-fausse autobiographie, précisément parce qu’Elena Ferrante… est un mystère, qu’elle n’existe pas, qu’on se demande s’il s’agit d’un homme, d’un couple, d’une écriture à deux ou quatre mains. Ce petit mystère qui flotte me ravit totalement. L’atmosphère italienne est délicieusement retranscrite, et l’intrigue est prenante en restant réaliste. Un très bon roman sans prise de tête, au final -je le dis sans connotation péjorative. Bref, si vous êtes comme la moi d’il y a six mois et que vous doutez, je vous invite à franchir le pas : il serait dommage de passer à côté.

Joel Dicker, Le livre des Baltimore

J’avais déjà parlé de ma délectation à lire Joël Dicker ici, avec La vérité sur l’affaire Harry Quebert. J’ai enchaîné cet été avec Le livre des Baltimore. Là encore : attention page-turner ! L’ensemble se savoure, se dévore à une vitesse folle. Le tout est bien ficelé, oh décidément, il joue bien avec nous, ce petit Joël. On est baladés, retournés, on serait prêt à tout sacrifier pour savoir la fin en avance. Comme dans Harry Québert, j’ai regretté le manque de littérarité, mais je suis un peu difficile, aussi. Donc, bon, un roman de très bonne facture d’ensemble et extrêmement prenant. (Ce qui n’est visiblement pas le cas de son dernier. Apparemment, il a un peu perdu la main. Donc autant profiter de ceux qu’il a réussis.) 

Philip Pullman, La belle sauvage

J’ai aussi lu avec un plaisir fou le dernier Philip Pullman cet été. Mais si, vous connaissez forcément La croisée des mondes, l’univers de Lyra, les daemons et les alétyomètres. La belle sauvage, c’est le prequell. Ou l’analepse, si vous voulez. C’est ce qui est arrivé alors que Lyra était un bébé. Je pense qu’il n’est pas forcément nécessaire d’avoir lu La croisée des Mondes pour savourer celui-ci. Dans la collection littérature fantasy, c’est impeccable. Voilà. C’est parfait. Diablement efficace. J’aurais du mal à trouver d’autre mot. J’ai eu l’occasion de lire beaucoup de navets dans un genre qui devient sur-représenté. Pullman, c’est l’indéboulonable, le géant, le tôlier, et il nous le prouve encore : un des plus grands maîtres en la matière. À lire de 15 à 99 ans, donc, pour s’évader d’une des plus belles manières possibles. 

Cléa, Coaching veggie

C’est la rentrée, c’est dur, c’est rude, c’est amer et ça pique. Heureusement : Cléa est là. Ouf. Et ce gros livre est son grand dernier, donc dès sa parution, je n’ai pas résisté. Et là encore, je valide. Coaching Veggie, dans l’idée, c’est un peu la version ultra simple et pratique de son « Veggie » d’il y a 3 ans, que vous connaissez peut-être, et qui était déjà excellent. Alors voilà, on prend la base des recettes de Cléa depuis les débuts de Cléa, on met tout dans un bocal, on secoue, et ça donne ça. Aucune grande surprise : des soupes, des salades, des tartes, des gnocchi, des croques et des gratins. Du quotidien, en somme, sans chichi, la vraie vie. C’est la philosophie, assumée, de ce dernier ouvrage : donner des billes pour s’organiser, en famille ou en solo, dans la vie de tous les jours. Il y a une première partie assez bien fichue avec des conseils de meal prep et de « batch cooking », de plus en plus en vogue. (J’ai l’impression que c’est l’influence américaine. Les internets regorgent de meal-prep en anglais, et les français s’y mettent. Rien que pour ça, ça me freine. Mais Cléa le propose vraiment à sa sauce alors ça va.) Des idées-menus-sur-une-semaine, des conseils très pratiques d’organisation, des fiches à s’approprier. Et ensuite, les recettes, UL-TRA adaptables. On dirait presque un grand jeu de puzzle, dans lequel on peut changer chaque recette selon ce qu’on a ou ce qu’on aime. En bref :

-Le fait qu’il n’y ait aucune photo me dérange. J’adore regarder les photos des livres de cuisine, Camille aussi, et là, j’ai trouvé un peu frustrant de n’avoir que des dessins, par ailleurs réussis. 

-Je n’aime qu’à moitié le batch-cooking très détaillé et m’en servirai peu, parce que j’ai besoin de rester très libre et que ça ne me plaît pas de cuisiner de façon téléguidée. Cela dit, je pense que pour ceux qui ont besoin de ça (et ils sont nombreux), c’est parfaitement utile et parfaitement bien fait. (En bref, si on n’a pas envie de se poser mille questions, on achète les ingrédients listés pour la semaine, on fait le planning en deux heures le dimanche, et on a des repas parfaits pour les cinq jours à venir.) Je suis plus sensible à toute la partie “rituels en cuisine”, qui me parle davantage, ou même quelques petits conseils de “meal prep”. J’aime toujours autant le ton de Cléa, qui donne de belles idées, sans prétention (jamais), sans jugement, sans pression, et avec intelligence. Pour tous ceux et toutes celles qui détestent la question “qu’est-ce qu’on mange ce soiiiir ?”, c’est LE livre.

-Toute la partie recette est particulièrement pratique. Il s’agit vraiment d’une base efficace, qui pourrait parler aux veggies de toujours comme aux débutants, et ça c’est fort. Pas d’ingrédients farfelus, pas de pression : les classiques selon Cléa, avec tous les petits conseils qui changent tout et les associations qui vont tellement bien. Une petite mine d’or, un couteau suisse du quotidien.

J’ai donc listé un paquet de recettes pour la semaine prochaine, et tout de suite, la rentrée était plus douce à vivre. Rien que pour ça, il est bien.

Adeline Dieudonné, La vraie vie

Aaaaaah. LE petit dernier dont tout le monde parle. Il est sur toutes les têtes de gondoles, dans la bouche de tous les libraires, prix du roman Fnac, nommé pour le Renaudeau et le Goncourt. Salué par tout le monde, les critiques en tête. Alors bon, je n’ai pas résisté, et j’ai voulu me faire mon avis. Soyons franc : un livre comme celui-ci est très dur à commenter. En bref…

-Ne cherchez rien sur l’intrigue. Il faut vraiment le lire vierge de toute narration. C’est sa force. 

-Quand je l’ai refermé, une ou deux heures après l’avoir commencé (c’est un page-turner, ça, aucun doute.), j’ai dû dire quelque chose comme «eh bé… il claque. » Autrement dit, voilà mon avis : je trouve génial de pouvoir faire un objet littéraire comme celui-là, totalement différent, un ovni qui est en même temps plutôt universel. Le style est incisif, une sorte de Marie-Aude Murail trempé dans du vitriol. Donc voilà : c’est à mille lieues de mon univers, de ce que j’aime habituellement, de mes inspirations en général, je me suis dit qu’il fallait que je vous le dise. Et pourtant, il est génial, je suis obligée d’aimer, et de le conseiller. 

-Les raisons de l’emballement ? (Parce que je m’interroge beaucoup, quand même.) Clairement, les voici, pour moi : il s’agit d’un livre ultra accessible qui peut plaire à un public large. La cible est clairement diverse, il n’y a rien d’élitiste, et en même temps, ce n’est pas un mauvais roman « populaire » (je pense que vous comprenez mon idée, je ne veux pas qu’elle soit mal prise, je veux dire qu’il s’agit d’un roman qui peut avoir un rayonnement large tout en étant plus subtil qu’un Marc Lévy.) Il se lit très vite, il est différent, complètement à part, il pète, il explose dans les mains, il marque l’esprit. Voilà les raisons du succès, pour moi, succès largement légitime.

-J’ai regretté un peu, je l’avoue (j’espère que l’auteure ne passera pas par ici) le manque de subtilité formelle et littéraire. Après, c’est un style. C’est tellement subjectif, ça. C’est un vrai-faux roman d’enfant pour adulte, d’excellente facture. 

Ma sincère admiration pour l’auteure, parce que je trouve vraiment fort, d’un point de vue artistique, de proposer quelque chose qui a tellement une patte, une signature, dans un univers littéraire où on a l’impression qu’on ne pourra plus rien inventer. Comme quoi, l’objet livre pourra toujours nous surprendre. 

Meik Wiking, Le livre du lykke

Dans un registre qui n’a RIEN à voir : le joli livre du Lykke ! Il s’agit du même auteur que le livre du Hygge, dont vous vous souvenez sans doute. Dans celui-ci, l’auteur détaille… ce que signifie le bonheur. Rien de moins. Mais sur un ton léger, plus sociologique de philosophique. L’idée est de parler des statistiques établis en Europe ou dans le monde, et de les expliquer, de les interroger, pour parvenir à définir ce qui fait que l’on se déclare heureux ou pas. Les amis ? L’argent ? Le mode de vie ? On glisse vers des interrogations plus profondes qu’il n’y paraît, au final. J’ai adoré ce joli livre qui était clairement une littérature de table de chevet totalement « feel good ». C’est vraiment à mettre entre toutes les mains et j’ai envie de l’offrir partout autour de moi, même à ceux qui ne sont pas de grands lecteurs. C’est simple : alors que je l’ai fini, j’ai envie de le feuilleter à nouveau les soirs d’automne, quand il pleut dehors, avec un thé chaud.


Voilà ! J’espère que cette sélection vous inspire. Et je vous souhaite de belles lectures. Et une belle fin de septembre. Et de bons moments dans des cafés. Et de bons repas veggies.  Et du bonheur à l’européenne. (Ça fait beaucoup de souhaits.) Et gros bisous !


Les liens des livres dont je vous parle sont désormais affiliés. Aucun livre ne m’a été offert. Cela signifie simplement qu’il y a un partenariat entre Les Mots Ailés et le site leslibraires.fr, un site qui regroupe des vraies librairies (avec de vraies personnes dedans et de vraies étagères). Si vous achetez un livre en cliquant sur un de mes liens, le prix reste le même pour vous, et je reçois un bénéfice de 3% du prix. C’est très peu (mais déjà beaucoup) : les libraires ont moins de marge de manoeuvre que les gros groupes. Disons donc que si vous achetez via ces liens, vous donnez un minuscule coup de pouce à mon blog, mais surtout, vous tournez le dos aux multinationales pour faire vivre les petits libraires ! 


 

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Ces documents de nous.

Photos : Sybil Rondeau

La photo est un art vraiment fou et vraiment magique dont je ne me lasse pas. Je pense évidemment qu’il n’y a pas une mais des photos, parce que j’utilise plusieurs appareils évidemment (téléphone, instax, ou réflex), mais pas seulement : ce pluriel va plus loin. Je veux dire que je ne considère pas du tout de la même manière la photo que je prends (et peu importe avec quel appareil) d’un bon moment, de quelqu’un d’autre, de moi-même, selon qu’elle soit juste pour moi ou destinée à être partagée avec la famille, ou, encore une troisième catégorie, la photo pour internet (pour ici et instagram). Il y a différentes circonstances de prise, et si je vis toujours la photo comme un plaisir, c’est, d’une part, parce que je prends peu de photos au quotidien finalement, et d’autre part, parce que j’ai toujours distingué le cliché que je prends pour vous de celui que je prends pour moi, et que je sais, par avance, ce que je ferai de lui. (S’il est à peu près réussi, évidemment.) Presque à chaque fois que j’appuie sur le bouton de l’appareil, je me demande pour qui je le fais, pour qui je prends. Et quand c’est juste pour moi, je me demande pourquoi. Pas seulement « pour me souvenir », c’est un prétexte un peu facile et un peu faux. Parce que le sourire de mon bébé, je m’en souviendrai. Et si j’oublie des détails, en quoi est-ce si important, pourquoi je ne veux pas laisser les choses s’enfuir, exactement, précisément, pourquoi ? De quoi ai-je peur, là, en dégainant l’appareil ? Si j’appuie, si j’ai cette photo, quels sentiments veux-je créer chez les autres, et chez moi-même ? 

Ça peut paraître égoïste, mais je crois qu’au vrai c’est le contraire d’une démarche auto-centrée que de ne pas prendre une photo pour les autres mais pour soi-même, en réfléchissant à pourquoi on le fait si c’est pour soi-même, et penser ainsi m’a sauvée, parce que beaucoup de blogueuses ou instagrammeuses finissent par considérer leur activité de photo comme un travail. Elles se sentent vraiment en vacances quand elles laissent leur objectif (et partant, leur téléphone) chez elles. C’est un vrai sujet, à mon avis.

D’autant plus qu’il est facile de tomber dans l’excès en la matière, de prendre trop, ou trop souvent, de ne pas classer, de garder quinze mille doublons, de ne jamais regarder les vieilles photos, ou au contraire d’y passer sa vie. Je ne juge personne, et je ne voudrais pas vous plomber le moral, je veux juste souligner que l’équilibre est très personnel et délicat, et vous inviter à réfléchir là-dessus, parce que c’est très intéressant. 

Bref, je reviens à ce qui m’amène.

Nous avons vécu en mai une expérience géniale, et je me disais qu’il aurait été bien dommage de ne pas vous en parler. 

La photo de famille se développe, elle a même le vent en poupe. C’est un fait, on peut y être indifférent, ou en être très heureux, on peut aussi s’interroger sur les vrais motifs qui poussent à se faire prendre en photo avec son amoureux, son bébé, ses enfants, et où, et quand, et par qui. Encore une fois, il est extrêmement enrichissant de se poser la question. (Et d’y apporter une vraie réponse.)

Bref. (Je m’égare encore) (Mais pas tant que ça) (Vous allez comprendre.)

J’étais partante pour des photos de nous, nous à un âge donné, avec Camille à un âge donné aussi, et pas prises par moi.  Sans me préoccuper de savoir si je prenais pour moi ou pour le blog, sans mettre de trépied, sans m’occuper de rien. Mais je n’avais pas envie d’un souvenir posé, de nous trois dans un champ -encore une fois, chacun fait ce qu’il veut. C’est juste que je ne voulais pas quelque chose de trop commun, ce qui, après tout, est très relatif. Je ne cherchais pas une photo instagrammable, posée, déjà vue, ultra lightroomée. J’avais envie d’un truc artistique, différent, vivant. C’est alors que j’ai découvert qu’une photographe fabuleuse, mondialement reconnue (en plus d’être quelqu’un d’adorable)  (c’est énervant les gens comme ça) proposait une merveille : le documentaire de famille.

En clair, l’idée est simple : Sybil Rondeau est venue chez nous, pendant quatre heures, et nous, nous avons vécu le quotidien. Le banal. Elle s’est effacée (je ne sais pas comment elle fait pour se faire si petite), et elle a tout pris, avec son oeil incroyable. Le goûter, les jeux, les livres, le biberon, le bain, les larmes, les rires, les bouderies, la cuisine, les regards. Nous étions habillés comme tous les jours, je n’étais pas maquillée, la maison n’était pas impeccable. Nous n’avons jamais posé. Elle a tout saisi sur le vif. Des centaines de photos. Couleur, et Noir & Blanc. Quelques semaines plus tard, nous avons reçu le résultat, sur site et sur clé : l’ensemble des photos (le nombre peut varier, en général il y en a au moins 150), et un diaporama qui permet de voir l’essentiel des photos en quelques minutes. Dans son diaporama, elle insère du son qu’elle capte pendant la séance (idée de génie). Le forfait comprend également la création d’un album avec une cinquantaine de photos que l’on choisit. 

Au final. Comment vous dire. C’est magnifique.

J’ai beaucoup réfléchi, et j’ai choisi de ne vous montrer ni le diaporama, ni les photos les plus belles. J’ai vraiment le sentiment qu’elles sont trop intimes. Quand je me suis rendue compte de ça, j’étais ravie, parce que je me suis dit que c’était le signe ultime que les photos étaient réussies et que j’avais ce que je voulais. Un souvenir fou du quotidien dans sa forme la plus brute, la plus nue. Les rires de mes deux hommes, mes cernes, nos regards rêveurs. Lire un livre, partager une fraise, sortir les crayons, consoler, laver les cheveux, embrasser. Un flot d’instantanés magnifique, artistique, et en même temps terriblement personnel, privé, nous trois sans filtre, en pleine figure, un moment sur notre route, la vie la vraie. Un torrent de notre essence, dans l’instant de ce présent suspendu. J’en ai la chair de poule en l’écrivant, tenez.

Je glisse quelques unes des photos de Sybil tout de même dans cet article, choisies avec pudeur. Pas pour étaler, ou pour mettre en scène ma vie. Juste pour vous dire qu’elle est une photographe incroyable et que si vous cherchez un cadeau à vous offrir, vous faire offrir, ou offrir tout court, je vous aide. L’ensemble est un peu cher mais c’est un salaire qui ne me semble pas si élevé que ça au vu du temps passé, du rendu, du niveau de photo, des prestations finales, de l’investissement et du talent. C’est vraiment une expérience intense, et magnifique à vivre. (Le site est ici)

Photos : Sybil Rondeau 

Et vous, dites-moi, pourquoi prenez-vous des photos ? Avez-vous déjà envisagé de faire une séance famille ? Aviez-vous entendu parler de ce style de photos, qu’en pensez-vous ?

 

Cet article est non-sponsorisé, libre.

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