La reprise du travail

Voilà un peu plus d’un mois que j’ai repris le chemin du travail. Techniquement, cela fait plus que cela : j’avais fait une mini-reprise en fanfare en juin (qui avait des allures de curieux gloubi-boulga entre arrivée et veille de départ), et j’ai travaillé cet l’été, chez moi. Mais depuis un mois, le « vrai » rythme s’installe, à trois. Dès la naissance de Camille (et même avant, à y réfléchir), c’était une étape que je redoutais terriblement. Dans les premiers mois après sa naissance, je ne pouvais pas envisager le moment où j’allais retourner travailler sans réellement fondre en larmes en le serrant dans mes bras. (Je me revois, inconsolable au milieu du salon, lui chuchotant des consolations dont j’étais la réelle destinataire, dans de gros sanglots désespérés.) (Je suis une fille très mesurée.) Ce qui a toujours été très clair dans ma tête, pourtant, c’est que je n’avais pas non plus envie de prendre un congé plus long. Le réel objet de mes appréhension était cette nécessité d’un changement d’état, cette grande page à tourner, et je déteste les pages à tourner. Je savais bien que c’était inévitable, et en même temps, ça me tétanisait. Finalement… tout va bien, je suis vivante, et de tout ce que j’ai commencé à vivre, là, j’avais envie d’extraire quelques conseils, qui (sait-on jamais) pourraient vous être utiles.

-S’organiser à deux

La première étape, évidemment, concerne l’organisation. C’est une donnée qui paraît évidente mais concrètement, cela ne l’est pas tant que ça, et même si nous avons la chance d’avoir une communication vraiment au top en la matière, ça reste le sujet d’énervement numéro 1. Le fait d’être deux à travailler, avec un bébé en bonus, implique en amont une vraie planification, et, au fur et à mesure, un ajustement constant. Qui fait quoi, et quand? Je crois qu’il faut vraiment que la distribution des tâches soit claire, celles qui concernent le bébé, et celles qui concernent la maison. On parle beaucoup de ces histoires de charge mentale, mais il faut le vivre pour comprendre que (même avec un seul enfant !), c’est vraiment dur. Ça nous a sauvé et ça nous sauve encore de savoir et de se DIRE que telle ou telle chose est notre mission, même les détails, et aussi de savoir montrer sa reconnaissance pour l’autre. Ainsi, on peut aussi constamment réajuster l’équilibre si l’un des deux se sent débordé, ou en déséquilibre par rapport à l’autre. (Avec un bébé c’est tellement facile de tout mettre sur les épaules de l’autre si ça ne va pas, mais c’est là une tendance totalement naturelle, normale, et qu’on peut facilement adoucir.)

-Apprendre à bâcler intelligemment

J’ai ressorti un vieil atout de ma manche, celui que j’utilisais étudiante, et que j’avais un peu oublié (ou moins bien utilisé). Une chose est sûre, c’est un truc qui sauve : au travail, désormais, il faut apprendre à faire le « minimum correct ». Autrement dit, je ne dis pas qu’il faut faire n’importe quoi  et mal faire son boulot, mais qu’il faut prendre le temps de placer son curseur à la juste place: chaque tâche ne sera pas parfaite, qu’est-ce qui est vraiment indispensable ? Qu’est-ce qui sera grave si telle ou telle chose n’est pas aussi merveilleusement accomplie qu’elle pourrait l’être? Généralement, on est tous (et toutes) bien trop perfectionnistes : c’est le moment idéal pour opérer un ajustement.

-Au travail : savoir se vendre

Alors là, j’ai beaucoup de progrès à faire, mais c’est tout de même un conseil que je donne, parce que je suis persuadée de sa véracité. Je suis toujours épatée par la capacité qu’ont les hommes à faire cela davantage que les femmes, ils n’hésitent pas à dire haut et fort qu’ils ont fini très tard la veille, ou qu’ils sont convoqués à telle réunion, ou qu’ils ont déjà travaillé sur ça ça ça et ça. Dans une même situation, une femme a beaucoup plus tendance à ne pas s’en vanter. Je le pense désormais encore plus : c’est une erreur, et, surtout avec un bébé, c’est salvateur d’apprendre à dire et montrer, avec simplicité et transparence, l’ampleur de ce que l’on fait, à nos pairs et à nos supérieurs. La reconnaissance, de soi et des autres, passe par là.

-L’accepter : rien n’est pareil

« Ça change la vie », qu’ils disaient. Non, rien n’est pareil, autant se faire une raison. Alors c’est sûr, j’ai envoyé balader plein de côtés de mes anciennes routines (moi qui adore la routine), parce que ce n’est plus possible. Je crois qu’il faut là encore beaucoup en discuter avec le papa, et se rassurer l’un l’autre. Non, tel moment, tel loisir, telle habitude n’est plus possible, mais à côté, il y a plein de moments merveilleux, et les trucs en moins, tant pis. C’est une histoire d’équilibre à trouver, pour que chacun conserve un moment de plaisir juste pour lui au milieu des heures données à l’organisation familiale. Et quand on le trouve, c’est tellement gratifiant. J’ai adorer découvrir des habitudes nouvelles, j’ai adoré chaque soir où je suis allée chercher Camille à la crèche, où j’ai joué avec lui au retour, même si ça prenait du temps et ça m’obligeait à travailler tard après. J’ai adoré les bains que je lui ai donnés au lieu de lire un livre, ou au lieu de cuisiner quelque chose de très abouti comme j’adorais le faire, ou au lieu (évidemment) de sortir quelque part. J’ai fait des concessions, et le papa aussi. Il y a de la liberté en moins, mais du bonheur en plus. Des galères nouvelles, oui, mais des bisous qui réchauffent, aussi, qui font voir la vie plus belle. Retrouver cette bouille chaque soir m’a rendu tellement heureuse. C’est différent, mais c’est tellement bien.  J’aurais bien aimé qu’on me le dise.

-Se ménager

Depuis un mois, si je me couche après 22h même un samedi, c’est la grosse fiesta de la folie. Mais c’est la seule solution pour ne pas trop laisser la fatigue s’installer, parce que les journées sont bien pleines, et les nuits facilement courtes. On s’habitue vite, tout devient très hygge, et un samedi soir à regarder un bon film en chaussettes dans le canapé et à se coucher tôt, c’est bien aussi. (Si si.)

-Se donner du temps pour retrouver le goût du travail

J’avais entendu ce conseil d’une psy sur France Inter un jour, et heureusement que je l’ai gardé dans un coin de ma tête parce que c’est vrai. Il ne faut pas s’attendre vivre un retour extatique, à trouver que le travail c’est la vie, à se demander comment on a fait tout ce temps sans travailler parce que oh mais dis donc qu’est ce qu’on adore ce qu’on fait. En vrai c’est plutôt l’inverse. C’est NORMAL. Et ça revient, le goût de tout ça, vraiment. Mes amies avaient témoigné en ce sens et voilà ça y est, je rejoins la team : le début est dur, mais il y a forcément un moment où on reprend goût à ce qu’on fait, voire, où on se fait vraiment plaisir. Et c’est alors très agréable, parce qu’on a l’impression de deux vies dans la vie, et aussi parce qu’on a sans cesse une petite sonnette qui nous rappelle ce qui compte vraiment. C’est vraiment un cap psychologique de se rendre compte qu’il y a une vie en dehors de la famille, qu’on peut faire autre chose, penser à autre chose, et que la famille tourne quand même.

-Savoir aussi se donner des coups de pieds aux fesses

Ça aussi, je l’avais entendu d’un psy, et je rejoins l’idée. Certes, il faut tolérer le coup de déprime de la reprise, accepter que l’on y aille à reculons, mais il faut savoir aussi (et savoir à quel moment) se pousser soi-même à rentrer dans l’eau, et à trouver tout ce qui est bien dans la nouvelle situation. Parce qu’il y a plein de bon à prendre une fois que tout est lancé. Parvenir au ni trop doux, ni trop dur avec soi-même, ou : l’histoire de nos vies d’équilibristes.

-Ne pas s’oublier

C’est à la fois un constat et un conseil, qui va mieux en le disant. Il faut vraiment trouver ce qui nous fait plaisir, ce qui sera un moment juste pour nous, un moment chez le coiffeur, un achat vestimentaire, un thé en lisant un livre, une nouvelle bougie allumée toujours à la même heure et qui sent bon… J’ai fait une liste, qui évolue, et qui doit encore évoluer, et j’adore l’interroger et y piocher de l’inspiration. Par exemple, si je choisis d’écrire « faire des crêpes » dedans, et qu’un jour je passe à l’acte, la certitude de m’être fait plaisir à moi (et pas seulement à ceux qui mangent les crêpes avec moi) est décuplée. C’est vraiment une technique qui aide à ne pas orienter la pensée vers une sorte de « je me sacrifie pour les autres », d’une part parce qu’il ne faudrait pas que ce soit le cas, d’autre part parce que parfois cette pensée naît sans fondement et que l’entretenir cause une peine inutile. Le vendredi soir, je vais au cours de danse, Camille n’a pas de bain, son repas est plus rapide, le rituel du coucher expédié, on commande une pizza, on se couche avec une maison en vaste désordre : tant pis, je l’assume et l’accepte, je suis mieux, et du coup, mes deux hommes aussi, bref tout le monde est content.

-Avoir confiance

Encore, cela va mieux en le disant : vous êtes capable, vous pouvez le faire. (Je voudrais un sweat shirt avec écrit un truc du genre « je suis une maman qui déchire » dessus) (personne ne dit sweat shirt, j’avais envie). Il faut s’appuyer sur la confiance que placent les autres en nous, parfois supérieure à celle que nous plaçons en nous-mêmes. On se dit tou(te)s que les autres peuvent et pas nous. Ils ont raison, pourtant, ces bougres, et c’est très logique : si tout le monde fait davantage confiance aux autres pour se sortir d’une situation que sur soi-même, l’humanité est faite de gens dignes de confiance, qui peuvent se sortir de toutes les situations, donc, comme nous faisons partie de cette humanité, nous pouvons avoir confiance en nous-mêmes pour se sortir de la situation, CQFD. Plus sérieusement, on a tou-t-es des ressources qu’on ne soupçonne pas, et, une fois l’aventure lancée, la machine tourne, et on y arrive, on me le disait, et je ne le croyais pas pour moi. (Et puis si.) (Enfin un peu.)

Voilà : rien de révolutionnaire dans ces conseils, juste des petits drapeaux en forme de pensées à noter bien. Moralité : bisous à toutes les mamans, actuelles et futures, qui assurent, qui sont des déesses, des badass de la vie, et qui réussiront à tout mener de front. Mums run the world, et mum’s power, jusqu’à la fin des temps.

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

Soigner une peau de nouveau né : notre routine naturelle et minimaliste

Les soins d’un nouveau-né ont été, je l’avoue, une source de stress pendant ma grossesse. (Tout relatif, le stress, parce que j’entretenais certes quelques peurs plus graves que des questions techniques de changes et de savons.) Tout de même, moi qui suis vigilante à ce que je mets sur ma peau, je me suis assez tôt inquiétée du sujet : je ne voulais pas risquer le trop ou le trop peu sur un petit corps tout fragile. Je ne voulais pas non plus utiliser n’importe quel produit sous prétexte qu’il est écrit « pour les bébés » dessus, ni n’importe quelle huile végétale sans y réfléchir. (Traduisez : je suis vieille, je m’en fiche, au pire j’ai une rougeur, rien à faire, mais lui, prunelle de mes yeux, chair de ma chair, no way. J’exagère un peu, mais c’est à peu près ça.)
Et alors, si l’on cherche un peu : c’est la foire. On lit des avis et des contre-avis sur tout, chaque maman est partisane d’indispensables différents, du côté pas bio comme du côté bio ; certaines font tout au savon, mais ont des problèmes de peau sèche et croutes de lait avec le savon, donc il faut hydrater, et avec quoi, et puis le change, la lingette c’est tout sauf écolo, mais selon beaucoup c’est vraiment indispensable donc il faut en acheter en bio ça existe, allons donc il faut laver au gant, au gant mais es-tu folle c’est trop rêche il aura un érythème fessier en deux jours, et puis c’est un nid à bactéries un gant, malheureuse. Bref, je me demandais bien ce que j’allais préparer sur la commode blanche qui me sert de table à langer. (J’en venais à espérer qu’il naisse le plus tard possible parce qu’au moins, il ne soulevait aucune question de lingette-ou-pas-lingette.)
Il s’est ajouté à cela un mécanisme assez amusant : mon propre (très propre justement) mari a pris en charge une recherche assez poussée dans les livres, sur internet, dans les magazines (type enquêtes et test de consommateurs, année par année (oui oui) ). C’est devenu sa couvade à lui : la recherche du bon savon, de la bonne routine soin quotidien d’un bébé, et le perturbateur endocrinien ne passerait pas. Je l’ai laissé faire, dans ma grande largesse (et ma grande largeur, de même).
Nous avons donc mis en place des habitudes de soin qui sont les mêmes depuis la naissance. Rendons à César ce qui lui appartient : les quelques produits que nous utilisons ont été dénichés (et analysés) par le scrupuleux papa.

Je précise qu’aucun lien n’est affilié, ci-dessous, et que je ne vais pas faire une liste de conseils absolus : il s’agit vraiment d’un partage. Je ne fais l’apologie d’aucune tendance en matière de soin du nourrisson, parce que c’est un sujet délicat. Je ne dis certainement pas que celui que je vous explique est parfait, simplement, c’est pour nous le bon compromis, très simple et très naturel, et si cela peut servir à de futurs ou jeunes parents, nous en serons ravis.

Avant toute chose, une grande vérité sur laquelle tout le monde s’accorde, bio ou pas bio, médecin ou pas : il faut le minimum de produits, dans lesquels il doit y avoir le minimum d’ingrédients. Au moins, c’est clair. Un nouveau né n’a pas besoin d’un placard plein de crèmes (ouf) Il se salit très peu, sa petite peau est effectivement fragile : moins on en fait, moins on risque de l’abîmer, voire la surcharger.
Autre grande vérité désormais ultra-reconnue : le bio est inévitable si l’on veut éviter les perturbateurs endocriniens, les produits neurotoxiques, tout ce chimique pas anodin du tout qui n’a rien à faire sur la peau d’un petit bébé. (Voir le reportage des Maternelles à ce sujet, qui alerte gentiment, et certaines tombent des nues autour de la table : oui, Mustela, c’est mauvais, oui, mais tout le monde l’utilise, mais ils le savent, et c’est scandaleux, oui.) Première chose à faire, donc : lire les étiquettes.
Il reste un souci si l’on va chercher dans les produits bio pour bébés : il y a souvent des huiles essentielles dans la composition, ce qui peut être problématique et irritant chez un nourrisson. (Surtout s’il s’agit de produits appliqués plusieurs fois par jour.) Certains me diront qu’il me suffisait alors de faire mes propres cosmétiques pour bébé, mais j’avoue que d’une part, je préférais ne pas m’y risquer, de peur de commettre une erreur même minime, et d’autre part,  j’avais autre chose à faire dans cette période-là. Alors, voilà nos solutions, et notre routine, la plus simple et la plus naturelle possible.

*Le change

Je ne mesurais pas qu’un bébé était réellement changé au moins 7-8 fois par jour, je croyais que c’était exagéré (ah ah ah).
Je nettoie simplement avec de l’eau. J’utilisais de l’eau tiède les deux ou trois premières semaines, depuis je mets de l’eau froide, ce qui ne pose aucun souci. Soit je nettoie avec l’aide d’un coton (bio), soit un coton lavable, soit un petit gant de change (ce que préfère utiliser le papa, d’ailleurs, alors qu’il avait peur du change, c’est bon à savoir!) Ce sont des petits gants très doux, vraiment pratiques et agréables : nous les utilisons une seule fois, puis nous les rinçons et les mettons à laver.
Après ce nettoyage à l’eau, j’applique environ un change sur deux du liniment. (Pour ceux qui n’ont pas de bébé : le liniment est un produit totalement naturel, composé d’eau de chaux et d’huile d’olive. Il permet de finir de nettoyer et d’hydrater, et c’est un produit naturellement basique qui tempère l’acidité de l’urine. Ce produit, un peu méconnu il y a peu, devient ultra courant et utilisé. Il souffre donc de sa célébrité, parce que toutes les grandes marques se mettent à en proposer, mais avec plein d’ingrédients supplémentaires à l’intérieur. Un vrai liniment devient rare et se compose seulement d’huile d’olive et d’eau de chaux, comme celui-ci! J’en utilise une fois sur deux, pour ne pas surcharger la peau. Camille a eu un érythème à la maternité, et depuis qu’il est à la maison et que nous le soignons ainsi, aucun problème!

*Le bain

Nous utilisons un seul produit pour le bain, je crois vraiment qu’il ne sert à rien d’avoir un produit pour le corps et un autre pour les cheveux. (Et pourtant, il y en a, des cheveux.) Je le savonne de la tête aux pieds avec ce savon, et c’est tout. (Enfin, je le rince, quand même OH.) Si nous avons préféré ce savon à un savon de Marseille classique (ou d’Alep), c’est parce qu’il est enrichi au beurre de karité et à la fleur de Calendula, il est donc moins asséchant. Jamais de croutes de lait par ici! Et il est fabriqué en France, en saponification à froid, et il est sans huile essentielle : what else, j’ai envie de dire. (Nous en avons commandé plein d’un coup, tellement il est bien.) (Pas une caisse de 500, mais plein quand même.) Il sent extrêmement bon, tout ceux qui ont déjà fait des bisous à Camille approuveront.

*Les soins ponctuels

Pour parfaire la toilette, j’utilise évidemment du sérum physiologique pour le nez et les yeux. Nous avons également une eau nettoyante très chouette, qui permet de faire un brin de toilette un jour sans bain, de rafraichir et de “faire sentir bon”. Je l’utilise vraiment ponctuellement, peut-être un jour sur trois, ou en cas de grande occasion, rencontre, show en public, soirée d’Olympia. Celle-ci est parfaite, tant par la composition que par le parfum.
S’il y a une petite sécheresse de peau (notre maison est très sèche, comme toutes les maisons à VMC double flux), je mets un peu de liniment au bout des doigts, ou d’huile d’olive pure, et je masse légèrement. (Il vaut mieux éviter les huiles de fruits à coque avant six mois.) J’ai toujours la vague impression de préparer un potimarron rôti, mais j’adore le potimarron, donc ça va. Plus sérieusement: c’est très efficace.

Et voilà! Trois produits, en format économique, et une peau sans souci. Il a l’air malheureux, ce bébé? 😉

EnregistrerEnregistrer