Des stoïciens, et des scones figues et sarrasin.

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Il y a eu ça, puis ça, puis ça, et je ne savais plus trop si j’avais envie de rire ou de me prendre la tête entre les mains. Alors, je pensais à “ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas de nous”, à cette différence qui ne s’impose pas toujours comme une évidence. En règle générale, lorsque je me mets à citer vaguement les stoïciens dans ma tête, ce n’est jamais bon signe.

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Discerner ce sur quoi nous avons prise et ce qui nous échappe est une tâche infiniment plus complexe qu’il n’y paraît. Lorsqu’on est en terminale, et qu’un vieux prof pas très beau nous explique tout ça (parce que les profs de philo sont rarement jeunes et rarement des sex symbols, vous l’aurez remarqué) (gros bisou si vous êtes prof de philo), on ingère l’information comme une évidence. Un retard de train, cela ne dépend pas de moi, lâcher-prise. Désirer quelque chose que je ne peux obtenir, cela dépend de moi, il me faudra donc travailler sur ce désir (et renoncer à m’offrir l’édition limitée des pin’s La belle et la bête, parce que résolument non, ce ne sera pas raisonnable). Sauf que parfois, distinguer tout ce qui, de l’extérieur et de l’intérieur, dépend ou ne dépend pas de nous est plus délicat que lorsque nous avions 18 ans. Et puis je crois que nous vivons dans un monde où l’on voudrait nous faire croire que nous sommes responsables d’à peu près tout ; et de responsable à coupable, il n’y a pas des masses de kilomètres.

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C’est beau de se dire qu’aller bien ne tient qu’à nous, qu’il est facile de garder le sourire et le contrôle, et que si quelque chose quelque part dans notre vie ne tourne pas comme on le voudrait (ou comme les autres le voudraient!), c’est sans doute, d’une manière ou d’une autre, de notre fait. C’est beau, mais ce n’est pas toujours facile, et parfois, c’est même discutable.

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Alors on s’en veut, et on se fait des noeuds au cerveau pour savoir si cette auto-rancune dépend de nous ou n’en dépend pas, si par leur nature même nos émotions sont indépendantes de notre volonté, si notre perception du monde peut être modifiée, si Epictète serait vraiment fier de voir tout ce bazar, et aussi s’il reste un peu de vin rouge quelque part parce qu’au final, on ne sait plus grand chose.

sconesfigues4sconesfigues5Ainsi, je vous conseille vraiment d’aborder chaque événement et chaque contrariété en vous demandant si cela dépend de vous, ou non. Vous réfléchissez bien, vous pesez chaque détail. Et après, vous oubliez tout, et vous faites des scones pour clore le débat, ce qui constitue une saine conclusion.



Scones au sarrasin et aux figues

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J’adore les scones découpés en forme de parts, et les scones fourrés de cette manière encore davantage. J’ai ma petite recette fétiche qui tourne vraiment pas mal et qui est très simple à réaliser, j’avais promis de vous la donner. J’ai improvisé cette version d’automne avec des figues (et de la farine de sarrasin, qui a la bonne idée de s’entendre merveilleusement avec les figues). Toutefois, vous pouvez sans souci twister le tout avec d’autres confitures et d’autres fruits. (Confiture de fraise/prunes dénoyautées, ou confiture d’abricot/lamelles de pommes = suggestions innocentes).

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Je ne m’embête pas à faire de compote, je mets simplement entre mes disques de pâte à scone un fond de confiture (peu sucrée – ou sucrée!), et des fruits frais crus, qui imbiberont légèrement le fond et viendront s’épanouir dans la confiture en débordant un peu sur les côtés (comble du stupre). J’ai utilisé une confiture de figues au sucre de pomme, elle vient d’Italie, je ne sais pas si on la trouve en France (ça fait tellement chic une phrase comme celle-là). Je suis certaine qu’il en existe dans les magasins bio.

Pour une version un peu plus gourmande et plus jolie, j’ai saupoudré le tout de sucre glace, mais on peut s’en passer. (Notons toutefois que c’est bel et bon).

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  • 140g de farine de sarrasin
  • 150g de farine intégrale (T150)
  • 1càs rase de sucre de coco
  • 2 càc de levure
  • 1/2 càc de sel
  • 110g d’huile de coco molle (j’ai mis la mienne au frais, et je l’ai sortie quelques heures avant de cuisiner. C’est important, il ne faut pas qu’elle soit trop liquide, mais qu’elle ait une consistance de beurre mou.)
  • 1 oeuf (ou un oeuf de lin)
  • 140 ml de lait végétal
  • 3 cas de confiture de figues, et 6 figues fraiches

Mélangez les farines, le sucre, la levure, le sel. Dans un autre saladier, mélangez l’huile de coco, l’oeuf, et le lait. Versez le mélange humide sur le mélange liquide. Mélangez à la cuillère en bois puis à la main. Si la pâte est très collante, farinez-vous les mains, mais il faut faire attention à ne pas trop rajouter de farine, il est normal que la pâte reste humide. Ce n’est pas grave si le mélange n’est pas parfaitement homogène.

Séparez la pâte en deux boules de même taille, et abaissez-les (sur deux feuilles de papier cuisson) en deux disques d’environ 20 cm de diamètre. Sur le premier disque, étalez la confiture, et disposez les fruits crus. Refermez avec le deuxième disque délicatement, en soudant doucement les bords. Mettez le tout au frais au moins 20 minutes.

Faites préchauffer le four à 180°. Saupoudrez généreusement le scone géant de sucre glace. Découpez-le en 8 parts. Détachez les parts et déposez-les délicatement sur une plaque revêtue de papier cuisson (généralement, je reprends le même papier que celui utilisé pour le disque-couvercle). Enfournez pour 25 minutes.

Avant que les scones ne soient totalement refroidis, décollez-les doucement à l’aide d’une spatule et déposez-les sur une grille.

Ces scones sont absolument (mais comme dans vraiment vraiment vraiment) divins encore tièdes. Ils sont délicieux froids également. Ils se congèlent sans problème!

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48 commentaires sur “Des stoïciens, et des scones figues et sarrasin.

  1. Oh la la la… entre les figues et les stoïciens, mon coeur balance!
    J’ai de la chance, on en trouve en Belgique de cette confiture, et là où je suis veinarde, c’est quand tu publies un tel article avant que je n’aille faire des emplettes.
    Je suis tentée de twister la farine de sarrasin par de la farine de châtaigne, et d’en profiter pour refaire tes Figolus qui aiment tant accompagner ma rentrée 😉
    Bref, mon week-end s’annonce gourmand et, peut-être, philosophe!
    Douces pensées Cél <3

    1. Oh, les figolus, mais quelle bonne idée, cela fait une éternité que je ne n’en ai pas fait! Merci Emi, tu es adorable, et tu as tellement de chance de trouver de la Fior di Frutta en Belgique! En Italie, j’en fais une provision, il y en a partout et à tous les fruits possible… 🙂

  2. Ah les Stoïciens… Leurs réflexions m’aident aussi bien qu’elles me perdent.
    Tu me souhaitais une bonne rentrée en réponse à mon commentaire sur ton précédent article. Je n’ai pas eu de rentrée, je suis toujours en pause, en suspens, sans travail et dépendante de mes proches. La situation est pesante surtout qu’elle commence à prendre racines. J’essaie de garder la tête haute, le sourire aux lèvres et l’idée que ce sera mieux demain, mais cela commence à être de plus en plus dur. Comme tu dis, on glisse facilement de responsable à coupable, c’est d’ailleurs mon cas. Heureusement tes mots allègent un peu ma peine :’)

    PS/ J’ai eu la chance d’avoir deux profs de philo de moins de 40 ans plutôt agréables à regarder, style dandy anglais. Cela rajoutait un plus à leurs cours déjà forts intéressants.

    1. Je te souhaite tout plein de courage pour vivre au mieux la situation. Et je te souhaite des lendemains pleins de lumière. 🙂
      PS : le prof Dandy, comme dans les films, avec une veste en tweed? Oh mais quelle chance! Je n’en ai jamais vu en vrai! 😉

      1. Oh merci gente Céline, même si je navigue en eaux troubles, je maintiens le cap ! Et oui, ils étaient des clichés ambulants ; petites lunettes rectangulaires, chemises de couleurs vives, veste ou pantalon en tweed, coupe de cheveux impeccable et musiciens dans l’âme. Seule différence, le premier était plutôt Sénèque, Epicure et Kant quand le second préférait Aristote et Spinoza 🙂

  3. Ca a l’air trop bon. Je ne connaissais pas le sucre coco ! Et pis moi mon prof de philo était jeune, sexy et drôle, oui je sais, je mesure ma chance… Texte bien écrit et pertinent comme toujours !

  4. Ces scones ont l’air tout simplement divins. Et ils me font penser que je n’ai pas encore mangé de figues, il faut réparer tout ça.
    La prochaine fois que je vais faire des courses, j’achète le nécessaire à scones.
    Merci !
    PS : je compatis pour la flemme côté cuisine, elle s’est propagée jusqu’à Toulouse…

    1. Oh j’espère bien fort que tu auras trouvé des figues, alors, il en reste par ici! Bisous, Mnémo, et on se fait très vite un café virtuel, c’était un peu un drôle d’été, mais je me rattraperai!

  5. Toujours de très belles photos 🙂

    Notre professeur de Kyudo avait l’habitude de nous rappeler cette petite phrase “Être heureux ou Avoir raison”. C’était sa façon à lui, de nous dire de lâcher prise sans pour autant renoncer à notre objectif, ce qui convenait bien à cet art Japonais. Ça c’est pour la partie philo…

    Côté scones, j’avais en tête quelque chose de plus ramassé, plus anglais dans mes lointains souvenirs, mais que cela ne tienne, la figue est magnifique quelques soient les mets et le sarrasin, pauvre de lui sera remplacé par de l’engrain (j’adore cette farine..!). J’ai des invitations en vue, cette petite recette tombe à point nommé !

    1. Merci Philippe! C’est une jolie phrase, même si je trouve que la formulation en alternative est un peu violente 🙂 C’est vrai que les scones classiques sont souvent plus compacts et à ouvrir en deux pour être garnis de crème. Ceux-ci sont plus originaux, mais les anglo-saxons les connaissent souvent sous cette forme aussi! Bonne cuisine!

  6. Je devais avoir de la chance, mon prof de philo était jeune et sexy justement (et il savait rendre ses cours vivants en les déclamant parfois au son de sa guitare ; quand j’y repense, c’est tellement fou que tout le monde l’ai laissé faire ).

    Parfois même en se posant la question, il est difficile de choisir une réponse. On se sent toujours un peu coupable (j’aurai du prévoir le tracteur qui avance aussi vite qu’un escargot et partir plus tôt, même si je n’ai jamais eu de problème, c’est pourtant la campagne et on sait jamais…). Au final, il y a tellement d’autres choses à penser que c’est oublié pour le reste de la journée, jusqu’au coucher où là, tout revient te hanter. (J’ai l’air très négative, mince!)

    1. Un prof mélomane, ça c’est original!
      Oui, je comprends ton réflexe d’être emportée par le tourbillon de la journée, et de ressasser seulement le soir venu. Faire, a contrario, la liste de tout ce qui nous a fait sourire, ce qui était positif, ce qui s’est bien passé, c’est une bonne arme, sans doute? 🙂

  7. Ces scones ont l’air divins….
    Pour tes réflexions sur “ce qui dépend de moi et ce qui ne dépend pas de moi”, disons que dans certains cas évidents il peut être bon de lâcher prise tout de suite (là, tu remarqueras l’usagère du train quotidien qui parle… à quoi bon s’énerver si le train est en retard, cela ne le fera pas venir plus vite.. (Se) dire qu’on aurait pu/du prendre le précédent non plus d’ailleurs… je vois régulièrement des gens qui essaient et je peux maintenant l’affirmer, cela ne fonctionne vraiment pas 🙂 )

  8. Quel dommage qu’on ne puisse pas transmettre les goûts par l’écran… Tes magnifiques photos me font saliver, et je voudrais bien un scone là, maintenant, tout de suite !

  9. Ohh Cel…
    excuse moi cette familiarité, mais là, sans t’avoir jamais rencontrée autrement que par tes jolis mots et tes photos ratées-pas-ratées des newsletters, j’ai bien envie de te serrer dans mes bras en t’assurant que, si si, on se connait, vraiment peut-être d’ailleurs mais on se connait !!
    Alors déja les scones, et puis le sarrasin, et là, des figues. Au milieu de mots si philosophiquement poétiques qu’on ne peut que rêver.
    Et puis, sur une photo, la seule confiture que je ne confectionne pas moi-même, la seule qui trouve grâce à mes yeux dans les rayons du commerce, parce que bon faut pas déconner, les confitures je les fait moi grâce aux baies de la forêt, même si mon chéri trouve que 27 ans pas soufflés, c’est un peu tôt pour une occupation de Mère-Grand (mais il réclame quand il n’y en a plus quand même!)
    bref, je me vois obligé de le dire en public, là sans te connaître personnellement, merci Cel, je t’aime! 😉
    PS: merci pour les photos des Newsletter, je les aimes toutes elles mériteraient un Album juste pour elles 😉

      1. Oh, merci à toi <3
        j'ai fait les scones. J'ai même voulu faire des photos avant/après, mais j'avait tellemetn hâte que ça cuise (vite vite au four) que j'en ai oublié les photos. Une fois cuit j'ai eu du mal à attendre, j'en ai goûté des miettes cassées brûlantes, mais j'ai tenu bon, et ma famille autant que mon amoureux ont eu la chance de profitez des mots aîlés sous forme culinaire.
        Bref, on s'est régalé, j'en referais, merci mille fois.
        Grazzie mille, tante cose a tu, et tout ce que j'ai oublié comment dire en italien mais qui chante dans mon coeur.

  10. Huummmm… voilà qui me met en appétit ! Petite question cependant : y aurait-il une alternative à l’huile de coco, que j’ai du mal à apprécier ?
    Très joli texte en tout cas, sensible et intelligent, comme toujours ! 🙂

  11. Combien de fois, combien de fois viendras-tu poser des mots sur ce qui me touche au creux de moi ?
    J’ai l’impression que s’entraîner au positif peut avoir un côté malsain, presque obsessionnel. Avant j’avais tendance à toujours toujours sombrer et maintenant, peut-être un peu trop tendance à me refuser de ne serait-ce que regarder mes pieds. J’ai très envie d’être heureuse et ça marche plutôt bien mais des fois un peu moins. Et c’est d’autant plus frustrant quand je sais que tout le monde attend de moi que ça aille et qu’à l’intérieur ça se broie de froid et de peur. Je crois qu’on ne peut pas tout contrôler. J’aime bien te lire toujours (un euphémisme, ce “bien”), j’aime bien les figues, et peut-être même que j’ai de la farine de sarrasin. Alors comme j’aime les scones comme j’aime la vie, peut-être que ce week-end pour décompresser des temps difficiles et des réveils à l’aube – je devrais clairement dormir – je chasserai la figue dans toute la ville pour faire ta recette. Ça me fera du bien à l’âme. Merci ❤️

  12. J’ai aussi un pote prof de philo sexy et jeune. 🙂 En tout cas, que la philosophie stoïcienne t’aide dans les moments de préoccupation, c’est une belle manière de la ramener à sa vocation première, loin des bancs de l’école, au moment où elle a mûri en nous et où nous sommes prêts à l’appeler à nous.

    En revanche, je trouve plutôt que même si certaines personnes culpabilisent et s’accusent avec trop de dureté, elles ne sont pas majoritaires… Et que dans l’ensemble, lorsqu’on discute, le responsable, c’est toujours l’autre, le groupe, le supérieur, le manque de temps ; la responsabilité individuelle est assez souvent reniée, par flemme, fatalisme, lassitude (d’tout’ façon, moi, j’y peux rien, tant que les politiques / les industriels / la société / l’école / le bon Dieu / les astres ne changeront pas, à quoi bon changer tout seul, et pis ça marchera pas…) , mais bon, les sensibilités personnelles à ce genre de choses, selon les caractères, les médias, les milieux que l’on fréquente, sont très variées, j’imagine.

    Je n’aime la figue que fraîche, mais la recette a l’air bien savoureuse. 🙂

    1. Ah oui, je ne pensais pas à cet excès inverse, mais il existe, évidemment (comme tous les excès, la culpabilité – et la non-culpabilité- fonctionne(nt) dans les deux sens…) Malheureusement, je côtoie aussi beaucoup (est-ce à dire que l’éduc nat en est remplie?) de “j’y peux rien, le monde est pourri, et c’est la faute de…”. À l’inverse, il y a aussi de chouettes personnes comme toi qui veulent changer le monde! 🙂

  13. Ah, et, pardon, j’oubliais : je trouve très bien que tu rappelles que si un désir ne peut être satisfait, indépendamment de notre intervention, l’existence même de ce désir, elle, dépend bien de nous… A nous de voir si nous pouvons y renoncer, ou si ce désir est si consubstantiel à notre être que cela vaut la peine de chercher des manières détournées / différées de le réaliser (un jour,tu les trouveras bien d’occasion, ces figurines ;-)), ou de creuser plus avant pour voir si vraiment, on ne peut rien changer aux facteurs apparemment extérieurs, quitte à solliciter de l’aide ou à s’impliquer dans un projet à long terme.

  14. je viens tout juste de découvrir ton blog, et j’aime bien ce couple philo-recette et plus encore tes magnifiques recettes. Scones préparés hier soir, croqués un peu trop chaud au sortir du four (j’ai pas su patienter, aïe !) et mieux dégustés ce matin. J’ai juste troqué la confiture de figues par une de tomates vertes dont je voulais terminer le pot entamé depuis trop longtemps, et utilisé des figues blanches, les 1ères cueillies cette année.
    Si j’ai beaucoup aimé l’esthétique rustique et la texture du scone, l’intérieur m’a semblée un peu fade (ma confiture manquait surement un peu de caractère, j’avais hésité à saupoudrer de cannelle, j’aurais peut-être dû) et le sarrasin un peu trop présent. Mais avec un soupçon de nocciola (purée de noisettes) dessus, c’était divin.
    Merci pour cette belle inspiration que je pense décliner à l’avenir.

  15. Alors déjà, pour la confiture, je n’ai jamais cherché ce parfum en particulier mais je connais bien cette marque vendu en magasin bio (Bio C Bon notamment) et qui fait un délicieux Nocciolata!
    Pour ce qui est du discernement, je trouve que c’est une belle coïncidence tes réflexions et tes mots, avec ma lecture de Manager avec les philosophes de Flora Bernard dont le 1er chapitre invite à aborder cette manière de penser au boulot. Côté vie privée aussi c’est un sujet que je tourne et retourne dans ma bouche, dans ma tête, dans mon cœur, depuis quelques semaines. Une rentrée sur les chapeaux de roue, beaucoup de nouveaux défis en même temps, choisis, qui rendent heureux, mais aussi qui fatiguent, apportent du stress et de l’exigence. Parfois je me retrouvent les larmes au bord des yeux, l’envie de partir en courant dans les jambes, et je pense à ce qui dépend de moi (mes choix, mes priorités) et ce qui doit être accepté, soit pour les réaliser, soit comme des freins.
    Alors me vient cette conviction, le bonheur est partout tout le temps. Parfois la peur le cache, il faut lever le voile, creuser un peu s’il est loin mais on peut toujours retrouver le soleil. Et si on n’y arrive pas, si on n’a pas la force, ce n’est que partie remise.
    Merci de nous faire réfléchir à tout ça 🙂 .

  16. Oh la la lala, Céline MAIS Céline ! Il FAUT que je te fasse un compte-rendu.
    Alors, voilà… j’ai fait tes scones cet après-midi et c’est tout simplement une TUERIE (et je pèse mes mots)(il faut un peu que j’arrête avec les majuscules).
    Je n’avais pas ta confiture alors j’ai écrasé des framboises du marché, soupoudré de sucre complet, puis ajouté les tranches de figues par dessus. Je n’ai pas mis d’œuf non plus, ni de lin ni animal.
    Et je le redis : Oh lalalala. Cette recette figure désormais dans mon panthéon (tout personnel) des recettes de ma vie. Tout comme le dhaal de lentilles, et le banana bread.
    Voilà, bisous

    (Je rajoute que ça avait un petit goût de beurre et c’était tout simplement magnifique. Je soupçonne la pincée de sel couplée à l’huile de coco. Mmmh)

  17. Chère Céline,

    MERCI MERCI MERCI pour cette recette délicieuse !!
    Je n’avais pas de figues sous la main, alors j’ai mis une (très généreuse) couche de confiture de myrtilles (maison !). J’ai remplacé l’oeuf par une càs de farine de lupin (très bon liant), et j’ai mis de la vanille en poudre…
    C’est tellement tellement bon !
    à très bientôt, bonne semaine à toi et profite bien de chaque rayons de soleil de cette semaine !
    Maud

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