Ermite ( + Biscuits fondants à la noix de coco)

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Plus les années passent, plus j’ai l’impression de devenir ermite.

Plus je grandis, plus la solitude me paraît jolie, dépourvue du ridicule qu’il est de bon ton de lui prêter lorsque l’on est jeune.

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Je me souviens qu’à l’époque où je vivais en ville, j’adorais la compagnie des autres. Les étudiants de ma promotion, les amis, les anciens amis qui avaient pris d’autres directions, sans compter les nouveaux amis des anciens amis et les anciens des nouveaux : pas un mois ne passait sans qu’il y eût de soirée avec des bols à déguster assis par terre, de café où il fallait rapprocher les tables pour tenir à tous, de cinéma à plusieurs, de restaurant où l’on faisait tourner les plats parce que moi ma pizza elle est meilleure que la tienne mais fais voir. Je dis « pas un mois », notez que cela restait raisonnable, et que je suis bien consciente de n’avoir jamais été véritable oiseau de nuit, populaire et fêtard.

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Quand je discute avec mes amies citadines, je m’aperçois qu’il leur est encore fréquemment envisageable d’être ailleurs que chez elles. Chaque semaine, ou au moins chaque mois, elles vont manger dans un lieu extérieur, croisent des amis, boivent des thés ou des cafés ailleurs que dans leur salon.

Je me suis rappelé cette semaine combien j’avais coutume de travailler dans le brouhaha d’une foule, et combien j’étais productive lorsque je lisais dans les cafés. Plus jeune, je partais souvent de chez moi avec mon livre ou mes feuilles et mon crayon, et j’allais m’installer dans un endroit que j’aimais bien, un parc, la cafet’ de la fac, un salon de thé, avec plein de vie au dehors et plein de sourires en dedans. Je prenais une gaufre au chocolat en sachet et un thé à la menthe que je buvais presque froid. Le thé froid, c’est la marque du travail accompli.

Aujourd’hui, cela me paraît totalement saugrenu de l’imaginer.

J’apprivoise en sauvage les seuls échos de mon chez moi, et les sourires en dedans sortent au dehors même s’ils rebondissent sur les murs vides, familiers, clairs de tout le calme de notre apaisement.

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Aujourd’hui, j’ai l’impression de renouer avec moi-même, avec nous deux, seuls dans la campagne. Il n’y a pas vraiment de café dans ma petite ville, je ne vais jamais au restaurant, et les samedis, les dimanches, les soirées passées avec d’autres que celui qui est un peu de moi sont très rares. Curieusement, je n’en tire aucune honte. Je finis par avoir la conviction que le vacarme de la ville oblige un peu les inconscients à organiser des moments où l’on a l’impression de se retrouver soi alors que l’on se perd un peu. À croire que la vie rurale (ou est-ce la maturité? Ou peut-être les deux…) doucement gomme cette obligation pour inviter à la solitude du travail bien fait et le calme de son chez soi sans complication, sans culpabilité. Sans la recherche de combler quelque chose en se rendant ailleurs.

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J’ai toujours des ami(e)s, que je chéris au plus profond de moi, et si je les vois rarement, je ne les en aime pas moins. Je ne deviens pas égoïste; enfin je crois même que c’est l’inverse, et je n’ai jamais tant aimé les autres que depuis l’affirmation de ma vie sauvage. Seulement, ces autres sont moins nombreux, et puis je les aime plus sincèrement, plus profondément. À l’heure du thé, je suis seule face à ma tasse, avec la musique à plein volume et un thé à pleines volutes – et, éventuellement, les biscuits que j’aurais confectionnés plus tôt. J’y gagne, financièrement, sûrement. Parfois, j’en conçois un regret, un peu teinté de nostalgie. Puis je me souviens combien cette vie est un gage de calme et d’apaisement, combien je n’ai jamais été aussi sereine depuis que je laisse l’épanouissement se faire dans la douceur et la ligne pure d’un ermitage léger et assumé.


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Biscuits fondants à la noix de coco

Ces petits biscuits sont très cocoisés, moelleux dedans, et, trempés dans le thé à la menthe (ou non!), ils sont parfaits. Ils m’ont permis de tester la farine de coco et le sucre de coco de chez Keimling, qui sont vraiment délicieux (La farine est toute douce et de très grande qualité ; quant au sucre, il est mille fois plus savoureux que celui que je prenais précédemment!). Si l’on rajoute à cela la saveur du lait de coco, du beurre de coco, et le croquants des copeaux, on a un peu l’impression de mordre dans un gâteau-bounty (moins écœurant qu’un bounty) qui fond dans la bouche.

(Pour une douzaine de biscuits) VGL- GF

90 g de farine de riz

40 g de farine de coco*

60 g de sucre (de coco ici) *

1 càc de levure, 1 pincée de sel

150 ml de lait de coco

40 g d’huile de coco 

1 œuf  (ou 1 càs de graines de lin moulues mélangées à 3 càs d’eau chaude)

30 g de copeaux de noix de coco (+ pour saupoudrer)

Préchauffez votre four à 170 °C.

Mélangez la farine, le sucre, et la levure. Ajoutez le lait et l’oeuf, mélangez bien, puis finissez par l’huile de coco. Intégrez au mélange les copeaux de noix de coco, et mélangez délicatement.

Sur une plaque habillée de papier cuisson, formez 12 palets. Saupoudrez-les généreusement de copeaux de noix de coco, puis enfournez pour 20 minutes.

Les biscuits sont meilleurs le jour-même, mais se conservent bien dix jours dans un grand bocal. Si j’ai envie de leur redonner un coup de jeune, je les passe sur le dessus du grille-pain, ou au four 10 minutes pendant qu’autre chose cuit.

*Les articles marqués d’une * sont offerts par la marque.


Et vous, êtes-vous de petits ermites?


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40 commentaires sur “Ermite ( + Biscuits fondants à la noix de coco)

  1. Chère Cél, je me régale, comme à chaque fois, en lisant tes mots. En ce moment, j’ai la possibilité de travailler beaucoup seule, chez moi, et mon rêve est de pouvoir le faire plus longtemps encore. J’aime ces moments où je me retrouve vraiment, j’ai un côté sauvage qui est en partie lié à ma timidité, et en partie lié à mon besoin de me concentrer pleinement sur une seule chose, me ressourcer aussi, tout simplement.

    Tes petits biscuits coco me font terriblement envie. En ce moment, je me régale de friandises un peu comme ça : avec l’huile de coco, de la farine de riz, de la farine de coco que j’ai définitivement adoptée (du sans gluten, ça m’allège un peu)…

    Merci. Merci beaucoup pour tes beaux partages. Des bisous !

  2. Un texte si poétique pour des biscuits qui semblent vraiment parfaits. Je suis une hermite en pleine ville, je me soigne un peu mais je n’aspire qu’à une chose : retourner dans ma campagne 🙂

  3. C’est assez fou de lire ce que je ressens précisément actuellement, ayant également déménagé il y a 6 mois à la campagne… Cette impression d’ apaisement, chose que je n’ aurais pas imaginé il y a quelques années… C’est peut-être aussi lié à la maturité comme tu l’ écris. Aucune crainte de se retrouver face à soi-même, juste le plaisir de déguster la vie le plus simplement possible… Merci pour tous tes superbes textes.
    Delphine

  4. Bonjour Céline,
    Je ne connais pas ton blog depuis très longtemps mais je tiens déjà à te dire que tes articles me plaisent beaucoup. Les photos sont belles, j’aime bien leur petit histoire 🙂
    Et puis ton billet me fait un peu réfléchir. J’ai eu le même parcours que toi : j’ai vécu à la ville, avec les amis, les sorties (pas de fêtes, mais des repas et des tasses de thé organisé chez les uns et les autres, la bibliothèque, les musées…) et maintenant je vis à la campagne. Surtout chez moi finalement.
    Cela fait deux ans maintenant, comme tu le dis ce temps d’ermite laisse du temps à l’observation, l’introspection, la réflexion et je suis heureuse d’avoir beaucoup avancé de ce côté là.
    Pourtant contrairement à toi, je crois que la « ville » me manque. Les amis. Les longues discussions jusqu’au petit matin. Prendre le vélo pour aller dans un parc, à la bibliothèque, voir quelques tableaux moches au fond d’un musée ^^ Tout cela, je crois, me manque beaucoup. J’ai l’impression de ne rien faire dans ma nouvelle vie si ce n’est penser. Bien, certes, mais ça ne me suffit plus.
    Et ton article me fait réfléchir de ce côté. Maintenant, j’ai changé. Je suis attachée à ce qui est profond, intense… la ville pourrait-elle vraiment m’offrir ça ? La fille que j’étais avant s’en contentait (même si elle sentait qu’elle pouvait aller plus loin, être moins futile) mais ce que je suis maintenant ?
    Mais alors, où et surtout comment vivre ?
    As-tu aussi réfléchi à tout ça ?

    1. Où et comment vivre? Ah, j’y pense chaque jour… J’ai le sentiment que le « où » est résolu, tout du moins, en ce moment, et juste à mes yeux… Mais le « comment », en revanche… C’est bien vaste! 😉 Je comprends aisément les avantages de la ville que tu décris, et j’aime à les retrouver le temps d’une journée ou d’un week-end, je ne suis donc pas si rurale que cela. Mais à chaque fois que j’y vais, je me dis que je n’y vivrais plus, cela me tombe dessus comme une évidence. Peut-être que la solution est là : se fier à ses évidences, à chaque étape. Merci beaucoup pour tes jolis mots! #teamCéline 😉

  5. Que j’aime ta plume…découverte il y a peu, te lire est comme s’envelopper dans un plaid bien doux au coin du feu (chose que je fais souvent). Je suis de ton genre, dont la solitude n’effraie pas l’âme et qui, même, la cherche en tout temps. J’ai aujourd’hui appris à la partager avec mes enfants, elle a pris une nouvelle dimension… La honte d’être taxée d’asociale s’est mue en fierté d’assumer ce côté sauvage. Je ne sais pas toi, mais j’ai parfois le sentiment que ce trait de caractère dérange/nargue un peu les autres, comme s’ils se demandaient ce qu’on pouvait bien faire de tout ce temps qu’eux n’arrivent pas à combler sans plaider d’aide extérieure.

    1. Oui, ça les dérange, ou alors il y en a aussi beaucoup qui disent « oh moi aussi, je sors peu, je suis solitaire », et dans les faits, je trouve qu’ils et elles ne le sont pas tant que cela! 🙂

  6. J’habite en ville depuis quasiment 8 ans maintenant. J’aime sortir, découvrir de nouvelles adresses et être au courant de tout ce qui se passe près de chez moi. Mais parfois (souvent?), j’ai l’impression d’être perdue dans un flot d’informations, l’impression que tout va bien trop vite; tout est trop agité.
    Alors je retourne chez mes parents, en pleine campagne. Là aussi je suis perdue, il faut trouver de nouvelles activités, je n’ai plus l’habitude d’être au calme :).
    Je suis persuadée que je retournerai vivre à la campagne, quand j’aurai des enfants, pour une vie plus sereine.
    Merci pour ces jolis mots qui me donnent envie de verdure et de calme!

  7. N’apprécions nous pas la solitude quand nous ne le sommes plus seules, en fait. Quand nous avons trouvé notre moitié ? Je sais que chez moi, ça a été le cas. Mes années étudiantes ressemblent à celles que tu décrit (j’étais sans doute plus oiseaux de nuit), mais pour ma part, j’étais seule, même si j’étais entourée d’amies… Alors que maintenant, même quand je suis seule, je sais qu’en vrai, je ne le suis pas (mon amoureux sera là dans quelques heures au plus). Et du coup, oui, j’apprécie aussi de devenir un peu hermite.
    (surtout avec tes biscuits^^)

  8. Je lis toujours tes billets le soir, mais je reviens toujours le lendemain le commenter, le savais-tu ? Hier soir, je me suis dit qu’il fallait vraiment pas que j’oublie de venir commenter, parce que vraiment, il fallait que je vienne te dire à quel point tes mots ont sonné juste dans ma tête.
    Je n’ai jamais été un oiseau de nuit (j’ai jamais compris en quoi un oiseau allait en boîte et boire des Cosmo), et petit à petit, la maturité (l’âge, donc, oui) m’a aidée à me rendre compte que ça servait à rien que je me force trop à faire semblant de ça, alors que mon grand kiff, c’est de passer mes samedis soir tranquille avec des scones – ou maintenant avec des biscuits fondants cocoïsés. Et c’est un truc que j’ai réussi à faire facilement en arrivant à Montréal, où, même si c’est une ville, c’est tellement relax et « on s’en fiche un peu du regard des autres », que du coup, dire que non, samedi soir, je fais rien, ça dérange pas. Même si mon rêve absolu, quand même, c’est d’avoir une maison perdue au milieu de rien – comme la tienne que je ne connais pas mais qui a l’air d’être à peu près parfaite.

  9. Oh, non, je sais ce que j’ai oublié dans mon commentaire. Comment ça, les biscuits se conservent 10 jours ? Est-ce qu’on est capable de ne pas manger ces biscuits en en moins de 10 jours ?

  10. J’aime beaucoup cet article et je partage, en partie, ton sentiment, celui d’être bien avec soi sans avoir besoin d’être sans cesse entourée par les autres, se retrouver, penser… Avoir du temps pour soi, chez soi, qui plus est dans le calme de la campagne, est un vrai luxe! Je crois que c’est peut-être aussi dû un peu au fait que nous côtoyons toute la journée des enfants et/ou adolescents et que, même si ces interactions sont enrichissantes, elles peuvent aussi être épuisantes.

    De mon côté, je prends plaisir à savourer le silence, à écouter les oiseaux, à ne rien faire seule ou à deux mais j’aime aussi sortir de temps en temps. Avant, j’étais justement trop dans le repli sur soi (quand on est bien dans son cocon, pourquoi vouloir en sortir?!) et je refusais presque systématiquement les sorties, n’ayant pas envie de sortir de ma zone de confort. Maintenant, même si je reste assez casanière, quand on me propose d’aller au théâtre, de prendre un thé…, j’accepte presque toujours parce que je trouve qu’on gagne aussi beaucoup à côtoyer les autres, à partager avec d’autres personnes que notre moitié adorée. Comme pour tout, il s’agit sans doute de trouver son équilibre personnel. Je suis heureuse que tu aies trouvé le tien! Plein de bises

  11. Merci pour ces jolis mots ! Je comprends tellement ton sentiment et ça me fait tellement envie !! J’ai grandi à la campagne et je vis en ville, et je ne rêve que d’une chose : une maison au vert avec un jardin et les petits oiseaux… Comme tu le dis si bien, j’ai l’impression que la ville éloigné les gens d’eux-mêmes, un peu comme s’ils vivaient en apnée dans un joli bocal. Bref, vive la vie d’ermite 🙂

  12. Que tes mots sont justes, doux, réconfortants, j’imagine autant que ces petits biscuits ! En grandissant (vieillissant ? maturant ?), j’ai appris à être un peu plus seule aussi et je trouve ton texte déculpabilisant vis à vis des autres et même de soi… Belle journée à toi 🙂

  13. Je me retrouve tellement dans tes mots… Je suis citadine, je pense même être la pire espèce de citadine possible (hehe) car je réside en région parisienne et travaille à Paris.

    Cependant, j’étouffe avec ce brouhaha ambiant, tous ces gens, ce flot de possibilités… C’est exaltant mais aussi aliénant. Il y a tant de cafés, de restaurants, de nouveaux concepts, où donner de la tête ? Et dans quel but ? Après avoir fait 1, 2, 50 cafés, l’adresse, la décoration et les têtes changent mais la finalité reste la même.

    Cultiver sa maison, son individualité et son monde intérieur, tout en restant le cœur ouvert aux autres à l’extérieur, voilà ma conception du bonheur.

    Merci pour ce joli partage, j’ai hâte de te découvrir un peu plus à travers de futurs billets ^^
    Venecia

  14. La maturité rend peut-être ermite où que l’on vive ! J’ai souvent été ermite en ville, et se plonger dans une lecture au milieu du brouhaha, n’est-ce pas la plus belle démonstration d’une capacité à l’isolement choisi et savouré 😕
    Toutefois, je trouve très dommage que les villages perdent peu à peu leurs lieux de vie commune (y compris cafés et boulangeries), en partie parce qu’ils se peuplent d’anciens citadins en mal de calme et de solitude lorsqu’ils reviennent du travail (souvent citadin, lui). Cet aller-retour du jeune à la ville et du mûr à la campagne ^^ dégrade la vie sociale rurale dans pas mal de petits villages que je fréquente depuis mon enfance.
    J’aime vivre la vie que tu décris, mais les longues soirées entre amis proches, à rire et à refaire le monde, permises par leur proximité géographique, me manquent. Finalement, en ce moment, la combinaison ermite en ville la semaine, vie sociale en ville le week-end, vraie vie rurale alternant solitude et amis réunis pendant les vacances, c’est une bonne alchimie dont j’essaie de maintenir l’équilibre !
    Tout cela pour finir sur tes biscuits, qui ont tout pour plaire et sont très alléchants, miam !

  15. ermite non parce qu’en ce qui me concerne il n’y a rien de « religieux »

    à vrai dire de je m’ennui pas seule – la solitude ne m’angoisse pas – je n’ai pas besoin de monde ou de bruit autour de moi – je n’ai pas besoin du regard d’autrui
    enfin peu la plupart du temps

    j’ai l’impression d’être de plus en plus ancrée dans le sol et curieusement d’être de plus en plus légère (non je n’ai pris aucune substance plus ou moins illicite…)

    merci pour ce partage de recette et de réflexion

  16. Oui c’est bon de se régaler de tes mots, et ensuite noter sur mon carnet la recette qui contribuera à mon petit bonheur ! Suis aussi une petite ermite qui n’a pas peur de la solitude, elle m’apaise loin du brouhaha des villes, la vie n’en devient que plus riche. Belle journée

  17. Quelle jolie recette bien alléchante ! J’aime beaucoup tes photos, toujours un joyeux mélange de sobriété et de lumière…

    Tu habites à la campagne ? Je comprends tout à fait ce que tu décris-là ! La solitude de la nature, pleine de bruissements de feuilles et de chants d’oiseau, est délicieuse. Je t’avoue que je ne suis ni ermite à plein-temps, ni citadine invétérée x) J’aime les deux, selon l’humeur du jour. Parfois, quand il fait gris, un bain de foule fait du bien ; de retrouver des visages, du mouvement, autour de soi. D’autres fois, il n’y a rien de meilleur que de se retrouver chez soi, lovée dans un fauteuil, le chat sur les genoux, la présence des siens en filigrane dans les pièces de la maison… Pour autant, je n’aime pas énormément sortir, surtout pas me retrouver dans des fêtes bruyantes pleines d’alcool et de mauvais goût (à bas le cliché de l’étudiant(e) fêtard(e) et dépravé(e) x)), mais j’adore retrouver mes amis de temps à autre pour une sortie, une balade, un échange autour d’un thé…
    Je pense qu’on a tous des périodes de la vie où on alterne entre solitude et besoin de voir du monde… ^^

    Est-ce qu’on a le droit de faire l’ermite avec ta recette, par contre ? =p Pour la dévorer à soi tout seul ? 😀 Mais ce serait un peu égoïste, quand même x)

  18. Comme ces mots ailés résonnent !! Tu as posé, précisément, les lettres qu’il fallait.
    J’ai eu une vie de fêtarde, d’amis collés-serrés, de bars remplis de connaissances, de vernissage pompeux aux huîtres-vin, une vie très remplie de moments à plusieurs et presque jamais seule. D’ailleurs, qu’est-ce que je pouvais bien fiche, seule ? Et puis Paris a passé, Londres s’en est allé. Débarquant dans cette petite ville, sans ami, j’ai boudé, pesté en disant mais avec qui je boirais un verre à l’improviste ?
    Ces inquiétudes se sont envolées, et de plus en plus, je désire être seule, prendre le temps de regarder par la fenêtre. Prendre le temps de connaître ma/voisin(e), de découvrir les villages bretons, de pédaler… Et j’ai tellement gagné, mes relations ont gagné en sincérité, ma vie est plus douce, plus véritable et surtout je me connais, maintenant, enfin.

    Quand les toits d’ardoises me sortiront par les narines, je franchirais le pas et j’aurais enfin ma petite cabane sur mon petit terrain potager avec mes poulettes. Et la porte sera toujours ouverte, parce qu’il n’est pas question de ne pas partager mes moments d’amour.

    Merci les mots ailés d’être là !

  19. Je découvre ton blog.
    Peut-être as-tu tout simplement découvert qui tu étais vraiment au fond et quelle vie était la tienne :).
    Je me sens ermite depuis l’enfance donc je ne peux que comprendre tes mots :).
    Je ne pense pas que ce soit négatif quand cela enrichit notre être.
    Je photographie la nature depuis cinq ans et je revis quand j’y suis..Je n’habite malheureusement pas la campagne, ou la montagne etc, mais j’ai découvert quelques petits coins qui survivent par là aux structures humaines…
    J’habite une ville près de Tours et la nature est présente grâce à la Loire et à la campagne et petits bois environnants, mais mon souhait le plus ardent serait d’être plus près d’un lieu naturel.
    Je me sens moins « ermite » dans ma pensée grâce à ton article :), merci d’avoir écrit ton ressenti.
    Et quelle bonne petite recette hihihi :).

    Belle soirée,
    Lo.

  20. Bonjour Cel. je viens de réaliser ces « fondants à la noix de coco » en suivant la recette scrupuleusement en version vegan et c’est un pur délice , j’aime beaucoup le côté croustillant à l’extérieur et moelleux à l’intérieur et même encore tout chaud à la sortie du four cela me rappelle les boules de Coco vietnamiennes. Et par un pur hasard je me retrouve seule ces derniers jours; et je me délecte de la lecture de ton blog. Merci pour cette recette de biscuits que je ne vais pas tarder à refaire.

  21. Bonsoir Céline!
    J’ai moi aussi testé tes biscuits le week-end dernier, l’occasion de tester la farine de coco (qui sent très bon!). Je n’ai pas encore investi dans du sucre de coco… une prochaine fois! Merci pour cette recette, c’est très sympa et ça change de mes recettes habituelles qui sont beaucoup plus sucrées.
    À vrai dire cet article est le tout premier article que j’ai découvert sur ton blog, quand il est paru, via une “revue web” sur uninvicibleete! J’ai relu “l’introduction” et réfléchi à mon degré d’ermitage… J’ai toujours vécu en ville, mais sauf un bref séjour à Paris, toujours en périphérie – je peux me déplacer à vélo et n’ai pas besoin de passer par le centre-ville au quotidien! En ce moment j’ai des possibilités de balades au seuil de la porte, c’est très agréable. J’aimerais vivre plus à la campagne, mais n’ai pas envie de dépendre d’une voiture… on verra!
    Merci pour tes articles!
    Gwenna

  22. Bonjour Céline,
    Comme je comprends tes mots… j’ai vécu à la campagne, puis en ville, puis de nouveau à la campagne, et enfin retour en ville et je n’ai qu’une hâte… Retrouver un bout de campagne, le calme, un coin de jardin…
    Petite question à propos de tes biscuits qui semblent délicieux : c’est du lait de coco épais (que l’on trouve en conserve) que tu utilises ou du lait plus liquide, type lait végétal classique en brique de 1L ?
    Merci pour ton aide,
    Laurie

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