Détour

Dégringolade. Attendre d’être dans la voiture pour pleurer. Important. Ne pas accepter. Accepter. Tout petit coeur…« Je vous souhaite plein de courage », a-t-elle dit. Le courage se souhaite ? Mais madame, le courage se puise, surtout, il s’extrait comme de l’or, il coule d’une source cachée dans la chair des femmes, il perle des mains des hommes qu’elles aiment, il brille et se laisse cueillir dans les yeux azur des petits garçons. Triste, maman ? Pas triste, maman. Prends mon doudou. Les ascenseurs des hôpitaux sont si larges. Silence. L’été dehors, l’hiver dedans. Comprimé beige, comprimé blanc. Presque fini. Petite chose. Penser à l’Italie. Ouvrir les fenêtres. Toute cette vie. Boire les câlins jusqu’à la lie.

30 commentaires sur “Détour

  1. Chère Céline,
    Je vous lis depuis si longtemps, et ce que vous écrivez m’a toujours tant apporté… Aujourd’hui, pour la première fois, je ne peux pas ne pas vous faire un signe. Je souhaite que la vie vous soit plus douce très vite. Et merci pour tout ce que vous offrez à vos lectrices.

  2. Bonjour Céline,
    On devine l’épreuve dans cette rupture du silence (je me promène régulièrement par ici pour voir « si…au cas où… » il y ait de nouveaux mots).
    Pensées qui réchauffent pour cette période tempête, prenez soin de vous surtout.
    R.

  3. Céline,
    Je pense beaucoup à toi depuis que j’ai lu ces mots il y a quelques jours. Grâce à ta poésie et ta grande humanité, je me suis souvent sentie très proche de toi, même si je n’ai jamais osé t’écrire.
    J’espère de tout coeur que tu iras mieux très vite.
    Je t’envoie plein de courage et de douces pensées.

  4. oh….passage sur votre page, pour voir si quelque nouveauté de rentrée y trouverait sa place, et, découverte de votre texte.
    Triste. Pudique. Mais aussi rempli d’espoir, et de courage.
    Nous ne nous connaissons pas (je ne vous ai envoyé qu’un seul autre commentaire!), mais il n’y a là qu’une seule envie : vous serrer dans les bras…

  5. Céline. Depuis quelques temps déjà, tes mots, tes notes, ta poésie me manquent beaucoup. Ce matin, je te lis et découvre une explication à ton silence. Toi qui m’apportes régulièrement tant de douceur, à mon tour, de t’envoyer tendres pensées et gros câlins pour traverser l’hiver.

    1. Oh je reçois tout, Natasha, merci merci <3. Tout se calme et il faut désormais se remettre, dans le corps et surtout dans la tête. Cela prendra du temps. Je t'embrasse.

  6. Céline,
    Premier message « probablement maladroit ». Je vous donne toute mon énergie.
    « Maintenir le cap dans la tempête ». J’espère de tout cœur que tu iras mieux très vite.
    Chaleureusement.

  7. Courage dans cette épreuve douloureuse…l’amour de votre mari et de votre petit garçon pour vous soutenir dans ce chagrin… On n’oublie pas, on vit avec. Les petites étoiles qui brillent, brilleront encore plus fort pour toi et ta petite famille. Douces pensées et prenez bien soin de vous

  8. Ta plume fut silencieuse cet été, je la pensais occupée à profiter du soleil et des herbes folles, accompagnée de tes deux hommes. Et puis me voilà passant par ici, découvrant ce bout de ton histoire… Puisses-tu puiser des monceaux de courage dans les doudous partagés et des gerbes d’amour dans des bras forts. Surtout, surtout, je te (vous) souhaite des temps plus calmes et sereins très vite. Je t’embrasse bien fort Céline <3

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