Que lire pour aller mieux?

ajout

Il est des périodes où l’on a l’impression que tout roule comme du Mozart, que la force de vie de l’univers et de nos propres veines pourrait tout renverser, et que tout le monde a le sourire, soi-même compris. Il en est d’autres où l’on peine à avouer (et à s’avouer) que tout ne va pas comme on le voudrait, que le chemin semble un peu dur là tout de suite, que l’on voudrait un ciel bleu et qu’il ne vient pas. (Ou que l’on n’arrive pas à le voir, parce qu’il faut reconnaître que nous sommes tous parfois daltoniens de ciel bleu.)

Il y a des jours où le froid semble un peu plus froid, le gris un peu plus gris, l’amer encore un peu plus amer, et, comme dirait Clov, « les grains s’ajoutent aux grains », et l’on aimerait bien demander jusqu’à quand enfin les nuées abuseront de notre patience.

J’ai eu l’impression de développer plein de petites stratégies dans ces cas-là pour aller mieux, et je pourrais en écrire des pages, si je ne mettais pas en doute l’universalité de leur bonne marche… Alors, j’ai eu envie d’en parler avec vous, peut-être dans une série d’articles – et je me suis dit qu’il fallait commencer par le commencement : les livres. Je n’ai rien inventé : la bibliothérapie a le vent en poupe, et vous savez que l’on peut désormais se faire prescrire des livres en lieu et place de Guronsan (ou d’Euphytose), ce qui serait très séduisant dans le principe.

Je vous vois venir : avec un tel titre, et une telle amorce, on pourrait attendre de ma part une liste longue comme le bras de livres qui changent les idées, font voyager, rêver, et oublier environ le temps de quelques pages tous nos sujets de préoccupations. Mais non! (Pour ça, on peut aller voir ici, et dans des articles à venir, promis.) L’idée d’aujourd’hui est de parler de livres qui aident directement à aller mieux, en donnant, d’une manière relativement explicite, des petits conseils qui font réfléchir et recommencer à aimer à la fois la vie et soi-même. En fait, je dois vous faire un aveu : je ne suis pas très adepte de livres de « développement personnel ». J’en ai peu, je n’aime pas trop les lire, et lorsque je m’y force, je les trouve souvent soit trop compliqués soit trop simples, énonçant de manière alambiquée des banalités ou reprenant l’air de rien des grands traits de philosophie classique en la vulgarisant beaucoup. De plus, lorsque je lis, je suis extrêmement sensible au style lui-même – et les livres de développement personnel ne sont pas précisément des lieux majestueux d’architecture et de dentelle littéraire.

Cependant, quelques petites pépites trouvent grâce à mes yeux.

(Je crois qu’elles méritent donc doublement d’être partagées.)

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La sélection est volontairement éclectique, en terme de subtilité, de complexité, de longueur, et d’époque! (On ne me changera pas.) Elle n’est pas exhaustive, et a pour seule vocation de partager les premiers qui me charment, mes chouchous, mes remèdes d’urgence. N’hésitez pas à piocher ce qui vous semble le plus tentant…quitte à tous les lire, en cas de force majeure!

La lettre à Lila*

CEL_0639Je suis tombée sous le charme de ce tout petit ouvrage, bien qu’il me laissât tout à fait perplexe au départ. À l’intérieur, on y retrouve un joli conte initiatique épistolaire modernisé (oui, moi aussi j’ai eu très peur). Un professeur de philosophie écrit à la petite Lila, à l’aube de sa vie, pour répondre à ses interrogations sur l’existence, et à ses états d’âme. Sa réponse est assez originale : elle s’organise par maximes latines. Amor fati (chéris ta destinée), Memento mori (rappelle-toi que tu vas mourir), Carpe diem (cueille le jour présent)… Le petit ouvrage est organisé selon ces maximes, développées en quelques pages, de manière très fluide et accessible. Au départ, j’ai été gênée par le côté très simple, justement, de cette explication, comme si ces grands et beaux principes étaient un peu vulgarisés et épurés de leur richesse philosophique ancestrale. Puis, je me suis laissée porter, et pour finir, je l’ai réellement adoré, et le conseille vivement tout partout autour de moi!

Je crois qu’il faut bien le lire comme s’il s’agissait d’un livre pour enfants (ou pour adolescents), comme un conte initiatique, finalement, qui, en quelques pages, dit l’essentiel, et fait (re)vivre ces si jolies phrases latines.

On en ressort totalement apaisé, avec l’envie d’écrire sur les murs ces mots limpides et brefs dont seule la langue latine a le secret, qui rendent à la fois heureux et sage.

VINCENT CUEFF, La lettre à Lila, éd. Jouvence, 2015

La première gorgée de bière / Le trottoir au soleil

CEL_0641On glisse ici des rayonnages « développement personnel » aux rayonnages « littérature », mais ce sera le seul de l’article, et je crois que ces deux-là le valent bien.

J’hésite à vous présenter ces bijoux qui sont rapidement devenus des monuments, au point, je crois, qu’aucune personne ne les connaisse pas. J’ai fait partie de ceux que cet engouement dérangeait, et pendant un moment et après un prime enthousiasme, je les ai délaissés, trouvant immérité le battage phénoménal qu’ils suscitaient dans tous les milieux. Puis, j’ai fini par reconnaître (à nouveau) qu’ils étaient tellement doux pour l’âme que, bon, tout de même, oui, on a le droit d’en faire toute une histoire.

Pour ceux qui auraient vécu en orbite ces dernières années et seraient passés à côté de leur vacarme:  Philippe Delerm (dont je suis un peu amoureuse, mais il est trop vieux – à moins que Laurent Gaudé ne soit à sa place sur le podium de potentiel séduction dans l’écriture, bref.) s’exerce, dans ces deux ouvrages, à décrire des plaisirs minuscules. La première gorgée de bière, le « on pourrait presque manger dehors », le fait d’écosser des petits pois, le fait de traverser la rue pour emprunter le trottoir au soleil… Toutes ces petites choses que l’on fait sans y penser et qui rendent heureux sont parfaitement décrites, avec subtilité, avec poésie, avec beaucoup d’intelligence. Philippe Delerm parvient à mettre des mots sur ces instants de plaisir et je ne sais pas bien ce que je préfère lorsque je le lis : sa capacité à trouver les mots pour décrire le bonheur minuscule (et donc le transmettre à nouveau), ou sa finesse pour rendre si universel son propos. « Oui, c’est exactement ça », sourit-on à chaque ligne. Et l’on jubile d’imaginer que ces instants de plaisir le soient de manière commune, on se réjouit d’appartenir à un groupe très ouvert d’amoureux du détail. Et puis on referme le livre, un peu énervé par son excellence, mais surtout un peu plus heureux qu’avant de l’avoir ouvert… Avec une envie de bière, de petit pois, et de savoir voir le miracle dans le quotidien.

PHILIPPE DELERM, La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, Collection L’Arpenteur, Gallimard, 1997

Le trottoir au soleil, Collection Blanche, Gallimard, 2011.

10 minutes pour être zen

CEL_0642Ce livre est un concentré de douceur, et il a un effet apaisant incroyable sur moi. Je ne sais pas si vous avez déjà remarqué, mais il y a une sorte de cercle vertueux qui s’opère autour de cela, et si un ouvrage s’est montré apaisant à un moment, il a un double pouvoir réconfortant un jour de baisse de moral. Les livres qui donnent des conseils pour être zen sont souvent soit trop compliqués, soit trop « gna gna magazine féminin ». Pas celui-là, qui est juste au milieu, et juste parfait. Il est construit en quatre parties (« Zen dans votre corps », « Zen dans votre tête », « Zen en toute situation », et « Zen chez vous ».) Chaque partie est subdivisée en plein de petites sous-parties, ce qui permet de facilement glaner çà et là, ou de n’en lire qu’une page par-ci par-là, tout en restant cohérent. J’adore le ton de l’auteur, qui utilise le « vous » et parfois l’impératif, sans jamais que cela soit injonctif ou supérieur. Il y a une vraie modestie et une vraie simplicité dans le propos, qui ressemble à une jolie discussion entre amies, et donne de justes conseils qu’il est bon de se rappeler. En cas de gros stress et de grosse fatigue (physique et/ou intellectuelle), j’en lis quelques pages avant de dormir, et cela fonctionne mieux que n’importe quelle camomille! Un vrai manuel pour être zen, lâcher prise, ne plus courir après le « toujours mieux », et sourire, sourire encore.

CEL_0644SIOUX BERGER, 10 minutes pour être zen, éd. Flammarion, 2006

Lettres à Lucilius

CEL_0653Encore des lettres! Oui, mais pas n’importe lesquelles, les gars, tout de même.

(Pardon pour ceux qui liront ici des évidences!) Pour les petits néophytes, Sénèque était à la fois philosophe, dramaturge, homme d’état romain, (bref pas n’importe qui), qui vécut de 4 avant JC à 65 après. À la fin de sa vie, il écrivit les Lettres à Lucilius, une série de lettres directement adressées à Lucilius, jeune gouverneur romain en Sicile. Dans ces lettres, il explique les grands principes du stoïcisme, il les développe, de manière détaillée et pédagogique.

Je crois qu’il serait d’intérêt public d’exiger que tout le monde ait un exemplaire de ces Lettres chez soi, sincèrement. Lorsque, poussée par je ne sais quelle folie, je le feuillette ou le relis, je suis émerveillée par sa limpidité et sa justesse. Je parle là en ancienne latiniste : j’ai l’impression de renouer avec un texte extrêmement familier, et dans le même temps de le comprendre à chaque fois un peu différemment, d’en saisir les échos à chaque fois un peu plus fort. Rien que le début, très célèbre (et souvent appris par coeur, ring a bell?), est simplement parfait. (Allez, un peu de Sénèque sur le web, il n’y a jamais assez de Sénèque sur le web. Ne vous inquiétez pas, mon blog ne devient pas intello. Enfin je ne crois pas.)

« C’est ça, mon cher Lucilius, revendique tes droits sur toi-même. Jusqu’ici, on te prenait ton temps, on te le volait, il t’échappait. Recueille-le, ménage-le. Sois-en convaincu, tout est comme je te le dis : il y a certains de nos instants qu’on nous arrache, d’autres qu’on nous vole, d’autres qui nous filent entre les doigts. La perte, à dire vrai, n’est jamais plus à blâmer que lorsqu’elle vient de notre négligence. Et, si tu veux bien regarder tout ça de près, la plus grande part de la vie se passe à mal faire, une large part à ne rien faire du tout, et tout la vie à ne pas bien être à ce que l’on fait ».**

Ça a plus de 2000 ans, quand même. J’adore me rappeler que ce ne sont pas des idées inventées récemment, et que la flow-sagesse et la zen-attitude, très en vogue, sont de toutes petites filles assises sur les épaules des géants antiques.

Pour conclure, lisez les Lettres à Lucilius, même par petits bouts, même juste quelques paragraphes, en français, mais lisez-les, ce sont des pépites.

SENEQUE, Lettres à Lucilius, Les Belles Lettres, 2002 (pour une version bilingue, mais il existe plein de très bonnes versions unilingues, comme celle traduite par M-A Jourdan.)


*Les articles suivis d’une * sont offerts par la maison d’édition.

**Traduc perso.


Avec tout ça, le gris s’envole, et l’on sourit, on chante soir et matin, on savoure ses chances, toutes ses chances, dans un vaste anticyclone tout lumineux!

Et vous, que lisez-vous pour aller mieux?


43 commentaires sur “Que lire pour aller mieux?

  1. Merci pour cette liste, cela me donne quelques nouvelles pistes, quant à ma lecture »remonte-moral », il pourrait s’agir de mon dernier achat »Trois amis en quête de sagesse »André, Jollien et Ricard) qui m’a, tout au long de sa lecture, fait ressentir de bonnes émotions et donné de nouvelles pistes de réflexion.
    Bonne soirée et à ton prochain article!

  2. Merci pour cette liste éclectique mais qui s’élève un peu au dessus du niveau « développement personnel » justement. Et n’aie pas peur de devenir « intello », intello n’est devenu une insulte ou une critique que depuis que les gens ne lisent plus assez. Du Senèque dans un blog : oui, encore !!

  3. J’ai jamais lu Sénèque, alors d’un coup là, j’ai super honte (pourtant j’ai fait latin-et-grec au collège, mais visiblement, y’a des trucs que j’ai laissés enfermés dans mon Eastpak jaune de lycéenne).
    Bref, j’adore Delerm aussi, la première gorgée de bière, je me souviens exactement, je l’avais pris dans la bibliothèque de mes parents, dans le couloir-du-bureau, et feuilleté, juste pour voir ce que c’était, le titre était chouette. Bon, finalement, je m’étais assises dans le dit couloir, et j’étais restée là le temps de finir tout le livre.
    Mon bouquin doudou à moi, c’est « Tu pourrais rater intégralement ta vie » de Toni Jordan, que je trouve tellement beau et plein d’espoir et drôle en même temps et rafraîchissant, que rien de penser à ce livre en fait, j’ai le sourire (ou alors, c’est que je viens de sortir des scones du four, je sais pas). Mais en tous cas, c’est un livre que j’aime offrir à tout le monde.

    1. J’ai toujours mon Eastpack, il est bleu marine, je le prends pour aller à la piscine ou quand on part en Italie.
      Et là j’ai très envie de tester ton Toni Jordan. (Enfin, en tout bien tout honneur.)

  4. Bonjour et merci, je ne connais aucun de ses livres et chacun me tente bien. Me voilà donc avec quelques bonnes et heureuses heures de lecture en perspective.
    Amicalement.

  5. Cette liste me parle bien, car, tout comme toi, j’ai beaucoup de mal, de façon générale, avec les livres de développement personnel. Au final, j’en lis très peu.
    J’avais la même réaction que toi pour Philippe Delerm, dès que je trouve ce bouquin, je me l’offre !

  6. encore un super article de livres ! j’aime beaucoup les sujets que tu choisis pour établir une sélection de livres variés, c’est très chouette et inspirant !
    en ce moment je lis les paroles très très sages de david steindl-rast, un moine bénédictin autrichien vivant aux états-unis. c’est un viel homme plein de sagesse infinie, qui s’investit dans le dialogue inter-religieux, notamment christianisme et bouddhisme et qui a écrit tout un tas de bouquins très intéressants. je les lis en allemand, mais il les a tous écrits en anglais, par contre je ne sais pas si il existe des traductions en francais…
    celui que je suis en train de lire s’appelle « greatfullness, the heart of prayer: an approach to life in fullness »
    sinon, voici le lien vers son site http://www.gratefulness.org/brother-david/about-brother-david/
    peut-être que ça peut t’intéresser…
    bonne journée !

    1. Effectivement, je retiens! 🙂 Merci beaucoup Johanna, j’essaie de faire une sélection cohérente, je suis super contente que ça se voie et que ça vous plaise!

  7. Une sélection qui pourra plaire à grand monde ! J’espère juste que toi tu vas bien, que les stoïciens ont put te rendre l’âme légère et le sourire de ceux qui aiment la vie.
    Je partage ton avis sur les livres de développement personnel, ils ont (trop) souvent un petit côté creux, avec un style d’écriture pas des plus travaillé.
    Pour ma part, si j’ai vraiment besoin de soutien, je me replonge dans « A la croisée des mondes » ou Harry Potter. Si j’ai besoin de retrouver un peu foi en l’humanité et de dépoussiérer mon petit côté battant, je relis « Un million de révolutions tranquilles ».
    Sénèque n’est peut-être pas placer entre mes mains quand j’ai le moral sous terre, mais il m’intéresse quand même 🙂
    Quant à Philippe Delerm, dis-toi que sa présentation aura au moins servi à quelqu’un 😉
    Plein de bisous chère Cèl, je te lis toujours avec autant de plaisir et d’impatience.

  8. Et hop ! J’agrandis encore ma liste de lecture à venir et c’est parfait 😀
    J’adore ça … Merci beaucoup.

    Et moi je suis intéressée pour d’autres articles sur tes différentes méthodes pour garder la pêche, faire poindre le soleil un jour de pluie, faire pousser des marguerite dans un champ en friche et poser un sourire sur nos visages… Même si ce ne sera peut être pas universellement fonctionnel 😉

    Je te souhaite une belle journée lumineuse et chaleureuse en tout cas
    Bises
    Elodie.

  9. J’ai un peu honte de mon inculture, mais je n’en connais aucun.
    Enfin si, je connais Sénèque de nom, sans pour autant l’avoir lu.
    En cas de journées difficiles, je lis des livres d’art (et surtout Making Art A Practice de Cat Bennett qui est mon favori absolu), parce que c’est ce qui me fait rêver.
    Et sinon je joue à un jeu vidéo (le prochain va sans doute être stardew valley) ou je dessine / peins / écris.
    Finalement je ne me tourne pas vraiment vers la lecture quand je vois tout en gris, je cherche plus à 1/ rêver et 2/ extérioriser.
    Belle sélection en tout cas, 3 sur 4 ont éveillé mon intérêt !
    Bonne journée Cél !

    1. C’est super de voir qu’on a pas toutes les mêmes moyens de se réchauffer le coeur! Ah, les jeux vidéo, pas moyen… Et puis peindre, je ne sais pas du tout, je suis une quiche de la peinture, d’ailleurs j’ai même pas de peinture chez moi! 😀

  10. Bien que j’adore en donner, j’aime très peu recevoir les conseils de lecture des autres, je me dis que c’est un peu comme dans les histoires d’amour, c’est quand même plus magique quand une rencontre se fait par hasard, plutôt qu’au cours d’un rendez-vous arrangé (et d’autant plus quand la rencontre s’avère décevante, ça permet de le vivre avec philosophie). Mais tes conseils de lecture à toi, je suis contente de les trouver, je les attendais presque (surtout s’il s’agit de livres pour aller mieux, on n’en a jamais assez). Je suis passée à côté du Delerm (à dire vrai, en grande partie parce qu’il marchait bien en librairie, hum..), et tu m’as donné envie de changer d’avis, le 10 minutes pour être zen m’intrigue beaucoup, et, argh, moi qui ai très peur de Sénèque, ces quelques lignes que tu partages et tes chaudes recommandations m’ont donné envie d’en lire plus.
    Et comme j’aime vraiment beaucoup conseiller des livres, surtout quand je les aime d’amour, je me permettrais de te glisser un titre à mon tour (je suis très agaçante avec ce livre, je le conseille sans arrêt, l’offre à tout le monde, pour moi, c’est un trésor magique) : Thomas Vinau, Ici, ça va (10/18). Je suis tombée dessus par hasard (tiens, justement) à un moment où j’avais cruellement besoin de ciel bleu moi aussi, et c’est drôle mais dès la première page, je me suis sentie comme avec un poids en moins sur les épaules, et c’était d’autant plus drôle parce que l’auteur vit quelque part tout près de chez moi, dans cette même toute petite ville qui dans mes yeux manque parfois tellement de poésie…

    1. J’aime beaucoup ton idée de rencontre littéraire fortuite, j’avoue que je n’aime jamais autant les livres que lorsque je les ai lus « par hasard », sans m’attendre à grand chose, ou parce qu’une seule personne me les a conseillés sans en avoir entendu parler ailleurs. Je prends volontiers ton conseil et le garde bien au chaud! 🙂

  11. Merci pour cette jolie liste qui donne plein d’idées!! C’est vrai que ça fait parfois du bien de lire ces feel good books! D’ailleurs je viens de finir « Les deux voyagent toujours incognito » de Laurent Gounelle et ce fut un véritable coup de coeur pour moi !! Un romain philosophique et plein de suspense ayant pour thème l’acceptation de soi… Sinon je propose également une petite liste de livres sur mon blog si tu veux jeter un coup d’oeil 🙂 https://thecosmicsam.wordpress.com/2015/11/15/la-bibliotherapie/

    1. « Les dieux », oui, c’est un super livre! Je l’ai lu à l’époque de son premier titre, au singulier (« Dieu voyage toujours incognito »), qui a été modifié il y a deux ans je crois. J’avais adoré! Et merci beaucoup pour ta jolie liste, elle est super! (Ah, Le petit prince, je n’en ai pas parlé, peut-être parce que je ne le lis pas « en cas de coup dur », mais c’est un peu mon essentiel, et il a beaucoup de sens pour moi…)

  12. Je tombe sur ton blog par hasard (enfin, merci Hellocoton !) et que découvré-je ? Une latiniste ! Je vois que tu nous parles de maximes latines et de Sénèque dans un même article, alors forcément, j’aime ! (et je m’abonne !)
    À bientôt sur la blogosphère !

  13. Philippe Delerm un plaisir simple, pourquoi s’en priver ?
    Sénèque… une évidence… une merveille……………. Tout y est dit !!!!!!!!!!!! A lire et à relire.

      1. S’il te plait fait nous la même chose avec la musique, surtout classique j’ai envie de ton avis, j’ai tellement aimé ton petit morceau avec ta potion magique pour le petit déj.

  14. Bonjour…Je viens sur la pointe des pieds…je découvre les Mots Ailés…tout doux…
    Comme vous les livres de développement personnel m’ont très souvent laissé un sentiment de « toujours déjà lu »,simpliste et d’une lecture peu « agréable » là où un livre tel qu’un conte initiatique et une belle écriture ou un roman vont beaucoup plus parler à mon âme…
    Le premier dans le titre,la présentation de suite me parle alors..dans ces moments de vie et bien je vais le chercher!

    Beau printemps à vous et à vos mots…

    J’ai essayé xxxxxxxxxx fois de m’inscrire à la newletter sans aucun succès alors peut être qu’en postant ce com et en cochant la case et bien cela va marcher!

  15. Merci pour ce bel article qui me fait découvrir ton blog. Sénèque est un incontournable (ah, la consolation à Marcia !). Dans un style et un genre très différents – j’ai vraiment honte, après Sénèque ! – Laurent Gounelle L’homme qui voulait être heureux, ou l’Alchimiste de Paolo Coelho peuvent être des lectures intéressantes.

    1. Je n’ai pas trop aimé L’homme qui voulait être heureux, mais j’ai pleuré avec l’Alchimiste, qui m’avait bouleversée… C’est drôle, comme un même livre parle différemment à chacun, et même à soi-même selon les époques et circonstances de lecture…
      Je suis heureuse que tu connaisses Sénèque! 🙂 Bienvenue ici!

  16. Merci pour cette liste … Je pense avoir hiberné ces 20 dernières années parce que je découvre dans ton article « La première gorgée de bière »… (Bouh, honte à moi!).
    Mais j’ai hâte de combler très rapidement cette lacune !

    Pour les Lettres de Sénèque, tout cela remonte à mes années de latinistes mais tu m’as donné envie de m’y replonger !

    Personnellement, en ouvrages qui font du bien à mon petit cœur… Je dirais « La tête en frige » de Marie-Sabine Roger ou alors un ouvrage de Barbara Constantine… Ce sont des petites bulles de bonheur pour moi !

  17. J’aime bien la petite référence à Clov, que tu glisses dans ton article… La rubrique Oh mes beaux jours, je présume que c’est une subtile référence à Beckett ? 😀

    Mis à part La première Gorgée de bière (dont on a fait du pastiche en atelier d’écriture, c’était chouette !), je t’avoue ne connaître (sinon de nom pour certain), aucun de ces ouvrages. Le premier m’intrigue, je vais essayer de me le procurer.

    Eh oui, je comprends très bien ce que tu veux dire en disant qu’on est parfois daltonien du ciel bleu… (très jolie expression) Vivement que le printemps s’épanouisse en soleil et fleurs chamarrées !

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