Toi coeur cassé

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Toi coeur cassé d’amours fanées, toi corps blessé d’attentes fébriles. De lit en lit, de bras en bras, tu titubes comme un chercheur d’or en terrain infertile, tu jettes ton âme ton corps et tes espoirs en des brumes qui te laissent leurs bleus au coeur. Oh comme je voudrais te promettre, comme je voudrais te montrer sur une carte, pointer l’horizon, te dire, « c’est par là », comme je voudrais pouvoir te donner les clés, échafauder les plans d’un futur plein de lumière, et te pousser dedans, les deux mains à plats sur le dos.

Mais je ne peux pas, je ne peux que te dire que tu sauras, et te laisser sans autre boussole que tout ce qui fait Toi, je ne peux que me désoler de devoir attendre, attendre que tu n’attendes plus. Je donnerais beaucoup pour que tu le trouves, celui qui éteindrait ta solitude comme on souffle sur une flamme, tu sais, je ferais tout pour qu’il vienne, celui qui te rappellerait combien tu brilles.

J’aimerais t’aider à reconnaître celui qui verrait tout l’or qu’il y a en toi, sans t’abîmer, sans te mépriser, sans te changer, sans rien amenuiser de tes forces, de tes étés et de tes confiances.

J’aimerais que de tes écorchures naissent des forêts de sourires, de tes larmes naissent des cieux aux mille soleils. Je voudrais te souffler, aie confiance, même si tu risques de ne pas trop m’entendre, mais aie confiance. Il existe, il viendra, lui le prince lui le roi : il ne te fera pas vraiment reine, il réussira simplement à te rappeler que tu en es déjà une.

20 commentaires sur “Toi coeur cassé

  1. Oh comme c’est beau, comme c’est doux et puissant en même temps…
    Je lis toujours, j’apprécie chaque fois, je relis souvent, à voix haute parfois, pour mieux savourer. Et je reste silencieuse…
    Et pourtant, j’ai les yeux humides quelquefois, je me régale régulièrement, je souris, seule, fréquemment, aussi, et puis je me dis qu’il était temps que tu saches, voilà.
    C’est dit.
    Merci.

  2. Oh Céline.. merci pour ces mots si délicats qui m’ont touchés en plein coeur et jusqu’à déborder par mes yeux. Je les ai lus chaque jour depuis vendredi (je crois que je vais imprimer ton texte :P). Déjà, quel régal de poésie mais surtout ils ne pouvaient pas mieux tomber -je vais m’étendre un peu- alors que j’étais en vacances seule, je savourais tout à fait ma liberté (ça fait trois mois maintenant que je renais, ce n’était pas le bon, après quatre ans de ménage quand même), mais une peur tapie dans l’ombre est prête à me sauter dessus à quelque occasion pour me dire « de toute façon, en 25 ans de vie, tu n’as jamais rencontré LA personne, il n’existe pas l’Homme pour toi et tu n’es la Femme d’aucun homme, ça ne t’arrivera pas, tu n’y as pas droit ». Or même si j’apprends enfin à me connaître et à m’aimer et c’est très chouette, je suis une incorrigible romantique, amoureuse de l’amour (mon rêve est de photographier le bonheur des couples lors de leur mariage et avant et après..!!) et dans le fond j’y crois à la super moitié pour chacun !! Et ton doux texte me donne un peu de confiance en tout ça alors merci et en fait, je vais te dire, tu fais partie des références qui me font dire que j’ai raison d’y croire, c’est un peu bête car je ne te connais pas mais c’est à travers les quelques mots qui parlaient de votre Histoire et qui brillent tant.. je ne crois pas qu’on puisse faire mentir ces mots là. Et en ces trois mois, j’ai eut souvent envie de t’écrire -Céline, dis nous, comment tu as su? comment c’était naturel ? comment vous êtes-vous rencontrés? parle-nous de l’amour- je n’ai pas vraiment envie de courir de bras en bras, j’essaie d’opter pour la philosophie « quand je serai prête et que le moment sera venu, mon roi sonnera à ma porte » et comme je l’ai joliment lu dans un livre, je souhaite de l’amour bio (<3). Excuse-moi pour ce long commentaire un peu brouillon. Mais merci encore, vraiment.

    PS. Tu as vraiment le port d'une danseuse classique !

    1. J’ai été drôlement touchée de tes mots, merci beaucoup. Je ne crois pas du tout être une « référence », je suis simplement émue de représenter une preuve que les Vraies Belles histoires, oui, ça existe, oui, il faut y croire. J’en reparlerai avec plaisir mais je suis un peu timide, aussi! Je te souhaite du bonheur en pluie, plein. Merci d’avoir écrit une si grande et si belle sincérité. <3

  3. Il y a tant de justesse et d’amour dans ton texte. Il est vraiment poignant, plein de force et de douceur.
    Je vais probablement l’imprimer aussi. Car c’est un bel appel à l’estime de soi que tu nous offres là, un cadeau précieux qu’il est bon de se rappeler de tant à autre.
    Merci pour tes mots, cadeaux que l’on déballe avec l’impatience fébrile de découvrir de nouvelles étincelles qui nous font vibrer et nous appellent un peu plus à (s’)aimer.

  4. Comme toujours merveilleux article… Je crois que tu pourrais même créer une thérapie par les mots, c’est tellement agréable de te lire! ça fait un bien fou! D’ailleurs j’ai lu également ton article dans Simple things sur les Soirs d’été et j’ai trouvé ça superbe, d’autant plus que ce genre sujet un peu « tranche de vie/moment de bonheur » j’y suis particulièrement sensible. En revanche pour être tout à fait honnête j’ai été déçue par le reste du magazine, que j’ai trouvé un peu vide en fin de compte et qui enfonce un peu des portes ouvertes « mangez bio, reposez vous, profitez de la vie ». Oui merci du conseil.. Enfin bref heureusement que tu étais là pour relever le niveau et m’émerveiller de tes jolis mots 🙂
    A très bientôt!

  5. Je découvre ton blog après un tweet de Camille (les parenthèses) et cet article m’a beaucoup touché. J’ai beaucoup aimé l’image du chercheur d’or en terrain infertile et quand tu écris qu’il ne fera pas d’elle une reine mais seulement lui rappeler qu’elle en est une.

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