Travailler chez soi

travaillerchezsoitravaillerchezsoiBonjour,
chers travailleurs assidus et assermentés,
chers levés tôt le lundi matin (au soleil, c’est un jour que vous n’aurez jamais),
chers visages endormis dans les métros nocturnes, la joue tendrement caressée par le pli du drap, stigmate du martyre du réveil-matin,
chers courageux du boulot en sifflant (ou l’inverse),
chers vous.

Donc, vous l’aurez compris, le thème du jour (bonjour) est le suivant: le travail. Oui, mais pas que : le travail… chez soi. Calmez-vous, ne partez pas tout de suite si vous ne travaillez jamais chez vous, ne hurlez pas au scandale si vous jalousez avec force et violence ceux qui peuvent travailler depuis leur petit home sweet home dans un élan idéaliste du worker-sweet-worker. Restez un peu, quand même, parce que les petites réflexions qui suivent sont en fait… applicables à bien des emplois.
Simplement, il se trouve que j’ai été longtemps étudiante (oui, j’ai même gardé toutes mes cartes, avec ma photo dessus mal coiffée que vous ne verrez JAMAIS ICI, c’est une autre histoire.), et que donc, j’ai longtemps dû me confronter au travail à domicile.
Et même.
J’ai la chance, que dis-je, le bonheur sans nom, d’exercer le plus beau métier du monde qui m’oblige à travailler encore chez moi – me permet d’avoir pas mal de temps à la maison et m’impose de répartir mon travail sur mon temps libre.
Or, j’avais envie, sans prétention, de partager quelques fruits de mes réflexions face à ce que cela implique avec vous. Ne me remerciez pas, c’est tout naturel.

travaillerchezsoi2'1. Balisez le temps.

untravailprendtoujoursÉvidemment, lorsque l’on doit travailler chez soi, baliser son temps est la première des tâches – et non des moindres. Concrètement, qu’est-ce que cela veut dire?
En terme de travail et de temps, fixez-vous des objectifs, et des objectifs réalisables.
Il n’y a rien de pire que d’être dans le flou. Il faut qu’à n’importe quel moment de la journée, de la semaine, de l’année-lumière, vous sachiez exactement ce que vous avez à faire ET de combien de temps vous disposez pour l’effectuer.
Si les objectifs ne sont pas fixés par votre patron (“tu me feras ce rapport pour le 12”), il faut impérativement vous les fixer…vous-mêmes! Et vous y tenir. Et même si vous avez une limite fixée par l’extérieur, fixez-vous vous-mêmes votre propre limite. Parce que, oui, petite maxime :
Un travail occupe toujours le temps dont on dispose pour l’effectuer.*

Je me suis émerveillée de la véracité de cela, chaque année un peu plus.
Autrement dit, si vous vous dites que vous avez 15 jours pour rédiger ce rapport, vous mettrez 15 jours ; si vous vous dites que vous vous accordez 6 heures, cela prendra 6 heures. (Rappelez-vous, ces dissertations que vous faisiez du jour pour le lendemain, et que vous réussissiez parce que, pressé par l’urgence, le cerveau donne le maximum de ses possibilités. Rappelez-vous, au contraire, ces livres à lire repoussés, repoussés, pris, reposés, lus par tout petits bouts, achevés à force de dizaines d’heures, alors qu’il aurait concrètement fallu beaucoup moins pour en venir à bout…) Donc, bon : vous avez grandi, et vous avez retenu désormais la petite phrase aux lettres d’or, qui vous invite à vous fixer des objectifs en volume de travail et en temps, ni trop lourds, ni trop légers.


*Monsieur A., professeur à l’univ-Nantes, serait sûrement extrêmement outré que je reprenne ainsi une vérité qu’il nous enseigna. Néanmoins, comme il s’agit d’un esprit libre, j’imagine qu’il me pardonnerait de ce que je ne citasse pas ses (excellents) jugements sur Stendhal, mes ses petits conseils de vie quotidienne. Après tout, il n’est pas de petite gloire.


On en vient naturellement à un élément essentiel :

2. Faites des listes.

enlistonsnous

Commencez votre semaine, votre journée, votre demi-journée, votre pause-couscous par une liste précise de ce que vous vous donnez à faire pour le temps qu’il reste. Listez, listez, listez-les tous jusqu’au dernier, c’est en listant qu’on devient listerons.
Vous pourrez ainsi rageusement (ou avec une tranquille extase ultime, celle des intenses et transcendantes expériences) rayer, au fur et à mesure, les petites tâches accomplies – même les plus courtes! Surtout les plus courtes! C’est si agréable de rayer, de prendre conscience de ce que l’on a fait, et non de le ranger dans la case oubliettes parce que “naturel”, “essentiel”. Listez AUSSI “passer l’aspirateur”, “gommer mon brouillon”, “ranger ma trousse”, “recharger mon téléphone”, parce que ce sont aussi des tâches, et vous avez aussi le droit d’être fier de les avoir accomplies. (Si.)

3. Organisez des pauses.

faireunepauseCela sonne comme une évidence, mais toute évidence est bonne à dire. (Enfin pas toujours. Mais là, oui. Vous suivez?)
Il paraît que notre temps de concentration n’excède pas les 90 minutes. Mais j’ai aussi lu 60 minutes, 30 minutes, donc je crois qu’il s’agit là d’une vérité bien relative…mais d’une vérité quand même, à savoir : vous n’êtes pas un surhomme, ou une surfemme, votre capacité limitée de concentration est normale. Une fois que vous avez cerné votre limite (de 30 minutes, peut-être même moins), à 90 maximum, travaillez par “plage” (mettez sur cette dernière phrase une petite musique hawaïenne qui allégera le propos), et faites une pause entre chaque. Une vraie pause : levez-vous, regardez au loin pour soulager vos yeux de l’écran ou du livre,  étirez-vous, et surtout… ne faites rien.

Oui.

Faire une pause n’est pas faire autre chose, faire une pause, c’est précisément … ne plus rien “faire”!  C’est faux de dire une “pause-livre”, “pause facebook”, “pause repas” ; parce qu’une vraie pause est un moment d’inaction- trop rare dans nos modes de vies actuelles. Il est erroné de penser qu’en changeant d’activité, on fait une pause : on se détend, certes, mais on ne permet pas à l’esprit de déconnecter, de se mettre en “Off”, et de gagner vraiment en sérénité et en concentration pour la suite. Une vraie pause n’est pas une pause active, tenez-vous le pour dit : c’est un moment où l’on ne fait rien, on débranche tout, on renoue avec le “ici et le maintenant”, sans penser au passé ni au futur, juste à vous, et ce qui vous entoure à ce moment-là.

4. Soignez votre atmosphère de travail.

bureausweetbureau

Ayez un coin qui soit agréable, un petit cocon que vous aimerez retrouver.
Là encore, tout est relatif. Vous voulez un grand bureau? Un coin ouvert? Fermé? Une pièce réservée à cela? J’avoue que cette dernière option ne me correspond pas et que j’ai besoin d’être dans un espace ouvert pour être bien. (Et c’est pour ça que mon architecte est à mi-chemin entre Zeus et Einstein, parce qu’il a réussi à me trouver un coin bureau qui soit à la fois ouvert et très à l’écart, à la fois au centre et invisible. Je vous en dirai peut-être plus un jour.)
Pensez à mettre sur votre bureau des objets qui font que vous y serez bien, des détails en crayons, en cartes postales, en petits objets qui vous feront sourire lorsque vous les verrez comme décor. Je suis un peu minimaliste en la matière et je préfère un bureau plutôt petit et plutôt virginal, mais là encore, il m’a fallu du temps avant de le comprendre… Cherchez, cherchez-vous et notez-le : préférez-vous l’ordre? Voir des piles (de livres et dossiers), ou surtout pas? Avoir un petit désordre-cocon? Un endroit qui inspire le calme? L’énergie? Plein de couleurs? Ou tout blanc? Dites-vous que le temps que vous prenez pour réfléchir à cela (tout autant que le temps pris pour concrétiser ce que vous voulez) n’est pas du temps perdu, au contraire. Les minutes que vous “perdrez” à ranger, désencombrer, ou décorer comme vous le souhaitez votre espace de travail sont autant de minutes en moins passées à bloquer en broyant du noir devant une page blanche.
Pensez également, sans en faire une torture mais avec douceur, à éloigner les sources de distraction. Le roman en cours, le téléphone peut-être, l’onglet Pinterest, je ne sais pas, le magazine, la corne de brume ou la corde à sauter : tenez-les bien hors de portée, et dites-vous que cette mise à l’écart est plus un coup de pouce qu’une punition. (Et que vous serez vraiment très heureux de vous accorder un moment pour tout cela après, une fois votre travail fini… Parce qu’il est essentiel de glisser ce moment-détente dans vos listes et votre planning!)

5. Apprenez à vous connaître.

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C’est frustrant, mais c’est ainsi : en matière de rythme et d’atmosphère de travail, un conseil valable pour quelqu’un ne le sera pas forcément pour vous. Voilà pourquoi il est si important de vous chercher, et de vous trouver. Quel est votre rythme naturel? Êtes-vous plutôt des travailleurs efficaces de l’aube? Ou, au contraire, êtes-vous un petit moteur diesel qui a besoin d’attendre la fin de la journée pour être productif? Préférez-vous travailler en écoutant de la musique, ou en silence complet? Avec le ventre plein, ou, au contraire, plutôt avant les repas? Assis en tailleur, ou allongé sur le ventre (oui, ça arrive) ? Après le sport? Avant? Tard dans la nuit? Il est toujours profitable de tout essayer, en prenant des notes après chaque journée, pour mieux se trouver. Parfois, on ne soupçonne pas combien un simple changement de rythme peut se trouver plus adapté à soi, à sa concentration naturelle… Écrivez-le sur un petit carnet, comme lorsque l’on fait des tests d’allergologue. (-Essai de travailler dans un parc : check, efficacité 4, sérénité 7. Dans un café, check aussi, efficacité 0, à ne pas renouveler [ou pas tout de suite]. Avant le petit-déj : check, efficacité 12, mise en appétit de porridge 546…)

N’écoutez personne autant que vous-mêmes : le secret d’un travail (chez soi – ou non!)  efficace et productif passe par une très bonne connaissance de soi.

6. Soyez doux avec vous

bienveillanceOn finit par le plus doux et le plus vrai des conseils : soyez fermes, sur vos exigences, sur votre rythme, sur vos objectifs de temps et de production, mais, MAIS, soyez (très) indulgents envers vous-mêmes. Ne devenez pas votre propre bourreau (de travail), et soyez assez bienveillants pour vous pardonner : c’est, aussi, une clé du succès. Ne vous flagellez pas si tous les points de votre liste ne sont pas accomplis comme prévu quand vient le soir, pensez simplement à réadapter celle du lendemain, et peut-être  revoir vos exigences ultérieures à la baisse. Ne culpabilisez pas comme un(e) malade si vous avez fait une pause qui n’était pas prévue, ou si vous bousculez vos plans.

Et puis… travaillez à la carotte plutôt qu’au bâton. Si, c’est prouvé, et c’est légal. Dites vous, “quand j’aurai terminé ce bilan, je m’offre un thé et du chocolat”. “Quand j’aurai terminé ce travail-là, j’irai me promener dans ce petit endroit que j’adore” ; “quand j’aurai fini ce projet beaucoup trop pénible pour être honnête je m’offre une petite plante et deux perroquets des îles”… Et écrivez-le! Parce que, là encore, écrire, c’est s’engager.trchezsoi2Si vous appliquez tous ces petits conseils, nul doute que vous deviendrez une reine du travail à domicile, un roi de la tâche au foyer, une divinité à la fois enthousiaste et sereine du working-home et du travail en résidence très très zen!

Je vous laisse, et passe à mon étape suivante listée : faire un velouté de potimarron-noisettes-épinards. (Chacun ses industrieuses motivations!)

PS : les résultats du petit concours de rentrée sont en fin d’article! Merci d’avoir été si nombreux à participer, et surtout, merci de vos mots, tous plus adorables les uns que les autres! J’en suis réellement très touchée.


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48 commentaires sur “Travailler chez soi

  1. Merci pour ces conseils plein de bon sens Cél ! C’est un sujet qui m’intéresse beaucoup car comme toi je travaille en partie de la maison et j’ai personnellement mis très longtemps à trouver les conditions qui me convenaient le mieux. Mais maintenant je sais que j’ai besoin de travailler à l’aube, dans le silence le plus complet, sur un bureau épuré… avec une tasse de thé fumant à mes côtés ! Là où j’ai du mal c’est que je sous-estime souvent le temps qu’il me faudra pour réaliser chaque tâche ; du coup je finis certaines journées frustrée de n’avoir fait tout ce que j’avais prévu… Le seul conseil de ta liste que je n’ai pas encore appliqué est de me fixer une limite de temps pour chaque tâche justement. Peut-être que ça m’aidera à être plus efficace… Je testerai ça dès demain où une petite pile de copies à corriger m’attend… Bon week-end à toi !

    1. Aaaah oui, pouvoir évaluer le temps à programmer, c’est le level up! 🙂 Tu sais, pour les copies, moi je surveille ma montre et je chronomètre (en gros) combien de minutes me sont nécessaires pour en corriger une (pas les toutes premières du tas, qui prennent toujours plus de temps). Puis, je multiplie par le reste, je me donne quelques minutes de jeu, et j’estime un temps total en minutes. De l’extérieur, cela fait un peu folle, mais j’aime bien fonctionner ainsi, parce que cela me permet de bien me connaître et savoir combien de temps me prendra une correction… Et puis, je me mets une petite carotte toutes les 10 copies! (Et je garde toujours pour dernière du tas une copie que je devine bonne, mais chut.)
      Merci beaucoup de ta lecture avisée, Natasha, cela me fait toujours tellement plaisir! 🙂 Bon courage pour ton travail, et plein de pensées bienveillantes!

      1. Ah ! ah ! Moi aussi je corrige mes copies dans un certain ordre… je prends donc quelques minutes pour les classer des moins bonnes aux meilleures avant de commencer à les corriger. C’est certain que ça m’aide à aller jusqu’au bout avec un peu moins de peine ! Je retiens aussi ton idée de m’accorder une petite carotte toutes les “X” copies… Encore merci Cél, beau dimanche.

  2. Tes photos magnifient vraiment tes mots et tes conseils.
    Elles dégagent une pureté douce, accueillante et stimulante. Moi qui n’aimais pas trop les ambiances “blanches” et trop minimalistes, je commence doucement à changer d’avis car je les trouve apaisantes pour le mental.
    Pour ma part, les listes j’en reviens un peu. A trop en faire, j’avais l’impression que ma vie se résumait à une série de case à cocher et ça me rompait le moral, je me sentais dépossédée de mon présent. Comme tu le dis si bien, à chacun de trouver son chemin avec bienveillance =)
    Hier, je suis parvenue à débloquer une angoisse de travail dehors, dans l’herbe, avec deux chats à mes pieds. Comme quoi, il me faudra encore un peu de temps pour cerner comment me vient l’inspiration !
    Merci pour ce bel article, et bonne préparation de ta soupe au potimarron (nous en donneras-tu des nouvelles? ).
    Beau et doux week-end petite Céline ailée 🙂

    1. Troooop mignonne, comme toujours! Je réponds vite vite à ton mail! 😀
      En attendant, merci, pour tout, les compliments, sur le texte et sur les photos, je suis tellement rassurée, j’avais peur de vous ennuyer avec toutes ces histoires, et en photo, tout cette (nouvelle) clarté qui m’entoure influence beaucoup mes images, et mes envies aussi… Je suis enchantée que tu aimes, alors! Plein de bisous, Emi!

  3. Hihi! Merci pour cet aticle très intéressant ! Mais aurais-tu un conseil pour se motiver à se mettre au travail? A justement trouver le juste équilibre entre la bienveillance et la fermeté ? Parce que ma bienveillance est parfois telle qu’elle se transforme en nonchalance!! :-/

    1. 😀 Tu soulèves un délicat problème, effectivement! Je ne mesure pas assez ma chance de ne pas souvent y être confrontée, pêchant plus souvent par excès de fermeté que de bienveillance (avec moi-même, seulement!). As-tu essayé le petit coup de pouce “huile essentielle”? J’adore, pour travailler, retrouver motivation et concentration, l’HE de menthe poivrée pure – je laisse simplement le flacon ouvert à côté de mon clavier, après 2 inspirations, c’est radical! Sinon, il y a aussi la synergie menthe-verveine citronnée-cannelle, plutôt efficace en diffusion. Et puis… Une liste, un ultimatum, une récompense à la fin, et hop, le tour est joué! Non?…:)

  4. Comme toujours j’adore te lire. ^^ Tu donnes de bon conseils applicables même pour une mère au foyer. :p Enfin en théorie parce que, par exemple, je me connais suffisamment pour savoir que je suis en forme le matin. J’essaie donc d’en faire le plus possible à ce moment là et j’aimerai beaucoup pouvoir me lever à 6h. Mais comme mon mari (régulièrement insomniaque :/ ) et mes enfants dorment encore (jusqu’à 9h pour le premier et je reveille les petits vers ~7h15), je dois être discrète et je me sens bloquée dans mon élan. Du coup je n’arrive pas à me lever tôt et je déprime souvent. 🙁

    1. Oh zut! C’est triste ça, Agathe! Et même si tu planifies pour le petit matin des activités qui ne feraient pas de bruit, et qui ne réveilleraient pas toute la maison? Ma petite maman s’occupait du linge entre 6 et 7, je me souviens… Il y a aussi : couper des légumes, faire le marché, la couture, lire/écrire… Mais je comprends totalement que tu n’aies pas le moral à ne pas pouvoir te lever tôt, j’ai parfois connu cette sensation! Il faut trouver un compromis qui respecte le rythme de chacun…

  5. Hi, hi ! Merci pour ton article, je m’y retrouve assez, travaillant moi-même à domicile à temps complet. 😉 Je me suis mise à la liste de tâches il y a peu et j’avoue que c’est assez jubilatoire de pouvoir rayer les tâches et de voir qu’on avance. 😉 En ce qui me concerne, j’aimerais plus de luminosité et un bureau un peu plus grand pour qu’il ait l’air moins encombré et plus “zen”mais bon… ça viendra un jour (quand j’aurais enfin trouvé l’appart de mes rêves à acheter) ! ^^

      1. Et oui… Mais je cherche depuis teeeeellllement longtemps si tu savais ! ^^ Je suis trop difficile faut croire 😉 Bon, à ma décharge, je vis et souhaite rester à Nice, ville très très chère, et comme je veux un appart’ pas trop petit, avec un extérieur pas trop petit et une place pour la voiture, dans un quartier agréable, je te laisse imaginer… Mais lorsque je l’aurai enfin trouvé, je peux te dire que ça se saura, je le crierai sur tous les toits LOL

        1. Oh, Nice! Je ne connais pas du tout, mais je suis sûre que c’est magnifique! Et j’imagine qu’un bel appartement lumineux dans ce pays de soleil doit être perle rare… Je t’envoie plein de bonnes ondes dans ta recherche!

  6. bonjour céline
    je tiens à te féliciter, d’une pour un texte merveilleux – autant de charme et d’humour que de bon sens et de réflexion – et de deux pcq tu réussis à donner de très bons conseils et de bonnes idées tout en restant inspirante et sans donner de lecons. merci !
    en tant que musicienne j’ai une forme de travail à la fois complètement différente de la majorité des boulots, mais aussi ressemblant au tien semble-t-il en terme d’organisation. je me fixe aussi des plages de travail, des horaires délimités et des listes à faire, et j’ai aussi besoin d’une pièce bien rangée et d’une ambiance agréable. pour les pauses, je n’y arrive pas encore bien, je suis en train d’apprendre…
    sinon je voulais aussi te remercier de ton article sur ta lecture des fiancés de l’hiver, je l’ai terminé à grands regrets il y a quelques jours et suis impatiente de pouvoir acheter le prochain tome !!
    bon dimanche à toi et à bientôt !
    johanna

    1. MUSIQUE?? Oh là là, mais Johanna, c’est génial!! Quel instrument? Oh, tu as tellement de chance! Et que fais-tu? Concertiste? Auteur-compositeur? Mais comme je t’admire! 🙂
      Merci pour ton retour sur cet article, je ne sais pas trop si cela peut t’inspirer, mais je suis ravie que cela te plaise! (Et pour les Fiancés de l’hiver aussi, ça ne m’étonne pas, c’est une pépite ce roman! Vivement la suite…)

      1. quel enthousiasme 😉 je suis violoniste freelance en autriche 🙂 je monte mes propres projets de musique de chambre, je suis en train de travailler sur un projet avec une amie harpiste pour aller dans les écoles et faire connaître la musique contemporaine aux enfants à travers un conte musical que nous avons écrit, je joue dans des orchestres de chambre, dans des orchestres baroques etc… oui, c’est vraiment cool, j’adore ce bien beau métier. desfois j’envie les gens qui ont des boulots bien réglés (au niveau des finances), mais ça part vite, pcq je ne pense pas être faite pour la régularité. en tout cas, cela demande aussi bcp d’organisation et c’est pour cela que ton article m’a beaucoup parlé. mais il faut aussi apprendre la bienveillance et à lâcher les choses dans la tête, ce qui n’est pas tjrs évident.
        voilà, tu sais tout 🙂 tu fais de la musique, toi?

        1. Ah, j’ai grandi dans une famille de musiciens et c’était chouette… J’ai appris le piano passionément mais j’ai tout oublié! (J’étais en cours de DEM au conservatoire, mais j’ai arrêté après le bac, et j’ai (presque) tout perdu! 🙂 J’adorerais recommencer un jour, c’est dans ma liste de bonheurs à venir!)
          Quel dommage que tu sois si loin en Autriche, j’aurais adOOré voir ton conte musical! (Même si, bon, entre pianistes et clavecinistes, il y a une vieille fracture – qui me fait toujours rire!)

          1. il n’est jamais trop tard de reprendre l’instrument de son enfance ! si tu as les bases, ça aidera forcément beaucoup pour t’y remettre, surtout si tu as habitude de la musique grâce à tes parents ! et puis je suis convaincue que la musique influe sur le développement de l’être humain à plein de niveaux (rien que la culture musicale, l’ouie, la concentration, la motricité, …), donc tu en profites en tous les cas sur le long terme, même quand tu ne t’exerces pas en ce moment 🙂
            nous aimerions beaucoup faire ce projet aussi en france, mais d’abord nous passons par l’Autriche et l’allemagne, puisque nous y sommes basées toutes les deux. je te tiendrai au courant 🙂
            a bientôt et bonne journée !!

  7. J’aime beaucoup cet article, Céline! Les photos épurées donnent un telle impression de sérénité! Tu dois vraiment bien travailler dans ton nouveau bureau!

    De mon côté, j’ai toujours été férue de listes, depuis que je suis au lycée je crois et ça s’est accentué en prépa. Le seul souci que j’avais c’était que je n’y mettais que ce qui avait trait au travail et que du coup j’étais toujours frustrée parce que j’avais fait d’autres choses (cuisiner, repasser…) mais pas nécessairement avancé dans ma liste. Maintenant, j’essaie d’équilibrer les choses et ma liste du week end ne contient plus uniquement “corriger les copies des secondes 5” ou “préparer le prochain cours de latin” mais est parsemée d’occupations comme “tester une nouvelle recette de pain sans gluten” ou “aller lire le nouvel article de Cél”!! Et je me sens moins frustrée. Je considère aussi maintenant qu’un week end ne peut être satisfaisant que si je n’ai pas passé tout mon temps à travailler et je ne culpabilise plus de m’adonner à d’autres activités que le travail. Il m’aura bien fallu approcher la trentaine pour en arriver là, mieux vaut tard que jamais!

    Allez, je retourne corriger mes copies!

    Plein de bises et j’espère à très bientôt!

    Emeline

    1. Ah oui, une liste toute de travail, c’est la moooort! 🙂 J’adore faire aussi des listes réservées au positif : liste des choses que j’aimerais apprendre, de ce que j’aimerais faire, des cadeaux que j’adorerais avoir (même si je ne les aurai jamais, ce n’est pas grave, c’est le rêve et l’envie qui comptent!)… Récemment, je me suis également mise aux listes flash-back : liste de ce que j’ai adoré cette semaine, liste des moments-jolis de la journée écoulée… Et ça fait un bien fou!
      (PS : je suis drôlement flattée d’être dans tes listes ! <3)

  8. Merci pour ces astuces! J’en connaissais certaines, notamment les listes mais je n’avais jamais considéré le temps de pause comme, eh bien, justement, un temps de pause où l’on ne fait vraiment rien. Cela change beaucoup la perspective je trouve, se forcer à vraiment décrocher…Et surtout, cela évite de se laisser happer par une autre activité qui pourrait transformer la pause en douce et désirable dérive.

    (Je note également via votre échange avec Natasha le chronométrage des copies. La correction de copies durant ma brève expérience de vacataire m’avait laissée stupéfaite devant le temps que cela demandait, et toute astuce est la bienvenue car je serai dans doute dans l’enseignement un jour de façon plus définitive 🙂 )

    1. Aaaah, mais tu verras, les copies, c’est la vie! (Crayon rouge power!)
      Merci pour ton merci, j’en suis ravie! Et bonne vraie pause, alors, “débranche tout” pour mieux raccrocher ensuite, je te promets que c’est salutaire! 🙂

  9. Pardon, fausse manipulation. Je voulais conclure en disant : pour ma part je me connais bien, et je travaille efficacité 100 partout (cafés, bibli, train, lieu de travail) sauf… chez moi ! 😀
    J’en suis quasi incapable, donc, ma solution d’efficacité, c’est la fuite vers d’autres lieux… ^^

    1. 😀 Efficacité 10000, tu veux dire! Tu es bien l’agrégée-lettrée-juriste la plus brillante que je connaisse qui soit si performante au beau milieu des cafés à heure de pointe! 😉

  10. Ton article est très intéressant et très bien construit… Je suis de celles qui ont de la peine à se concentrer chez soi, à part face à une deadline courte! Mais tes conseils sont précieux et je les garde sous le coude! Belle journée,

    Amy

  11. Ahhh quelle bonne idée (et pourquoi ne l’ai-je pas eu plus tôt, et seule ?!) de faire une pause toutes les dix copies. Oui oui oui. Je vais faire cela à l’avenir. Un tas peut s’avérer parfois tellement désespérant. Et je me surprends aussi très souvent à compter combien il m’en reste, ce qui est très mauvais pour la motivation.

    En revanche, je ne les classe pas mais peut-être devrais-je le faire…

    Sinon, je ne corrige jamais en rouge, je trouve que c’est trop agressif, pour les élèves, et aussi pour mes yeux. Mais je ne suis ni au collège, ni au lycée, alors j’ai une plus grande liberté peut-être. J’aime bien le turquoise, ou le violet…

  12. Décidément, j’aime vraiment beaucoup beaucoup beaucoup ta façon d’écrire. Tes conseils sont tops (ça tombe bien, je les applique déjà presque tous), j’en suis à la partie : trouver le coin bureau qui sera parfait. Depuis longtemps, j’ai remarqué que je bosse mieux quand je suis installée assis-debout (ouais, bon, genre les fosses posées, mais sur un tabouret haut, pour reposer aussi sur les jambes), du coup je suis en quête d’un joli truc qui fasse tablounette de bar, sans faire trop comptoir de cuisine.
    En outre, je suis TRES INTERESSEE pour voir ton coin bureau – mon côté architecte d’intérieur qui ressort.

    1. Debout? Ah ah, j’en serai incapable! Au pire tu fais installer chez toi les barres comme il y a dans le métro (ou les files d’attente SNCF), mais je ne suis pas certaine-certaine du rendu final.
      Plus sérieusement, tu veux dire qu’il te faut un tabouret de bar, mais pas trop haut, pour pouvoir poser les jambes par terre, ET un bureau à la taille adéquate? Et une table sur tréteaux très très haute, non? Ou il faut un truc sur mesure, ou fixé dans le mur qui se rabat… ? (Plein d’images défilent dans mon esprit en ce moment, je te passe les détails.)

  13. arf !! une liste …. comment dire??
    je suis une sauvage moi !!! faire une liste ça veut dire faire des choses qu’on a prévu loooongtemps à l’avance,et puis faut retrouver la liste, cocher (donc trouver un crayon ……..)
    ça n’est vraiment pas pour moi ça !!! 😀 😀
    sauf que, en vieillissant, ben des listes il m’en faut pour aller faire mes courses !!!! 😀 (arrête de rire !!)
    je préfère le début de ton article !! les balades dans la campagne, ça! ça me parle !!!
    ici pas de raisin, seulement des cèpes, girolles, châtaignes, noix et noisettes !!! et les orties qui repoussent !!! ♫♫♫
    la photo avec les piles de livres est carrément superbe !!!
    à bientôt petite Cél <3

    1. 🙂 (Tu dois parler de la newsletter?… Oui, oui, j’envoie des petites histoires en plus, moi, je suis comme ça… ;))
      Sinon, pour les listes, mais, si tu t’y retrouves sans, c’est parfait alors! Et pour les courses, j’en ai toujours fait une! 😉

  14. Ah Cél, comme cet article tombe à point nommé, moi qui ait en ce moment des difficultés à conjuguer le travail en semaine et le travail à fournir pour la formation que je suis (je suis en 2ème année !!!) en parallèle.
    Je n’ai pas de coin bureau, le bureau c’est soit la table du salon, soit mon lit (à genoux par terre avachie sur le lit, option inenvisageable ces derniers temps), soit allongée par terre (oui je fais partie des travailleurs allongés par terre, au grand désespoir de mes parents qui ne comprenaient pas pourquoi je n’utilisais pas un bureau et pourquoi diable avais-je besoin de bougies, d’un thé et de musique pour travailler).
    Pourtant aujourd’hui j’aimerais bien avoir une pièce bureau, mais mon lieu actuel de vie ne me le permet pas. Peut être faudrait-il que j’envisage de déménager.
    Merci pour tes conseils jolie Cél, j’ai pris beaucoup de plaisir à les lire et à regarder tes jolies photos <3
    A bientôt !

    1. Si tu t’y retrouves sans coin bureau, c’est parfait! J’ai longtemps fait ainsi, alors même que je disposais d’un bureau quelque part dans la maison : je n’étais bien que dans le canapé, ou sur la table de la cuisine, enfin partout où normalement on n’est pas supposer travailler… J’ai (un peu) changé, sur ce point! MAIS je ne veux pas m’isoler, ce qui, finalement, est assez cohérent! 🙂

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