Favoris livres : mai 2020

Me revoilà (après un petit moment de flottement, je me demande trop souvent si on lit encore les blogs de nos jours) pour parler de livres !

Ceux qui savent savent : sur Instagram, au début du confinement, j’avais évoqué un article coups de coeurs-livres. Cette supposition avait rencontré un enthousiasme débordant et des cris de foule. Ok, cinq personnes. (Non, plus que ça, je plaisante.)

Et puis, voilà : les semaines ont passé, et puis, jour après jour, minute après minute, vous savez. « Fini, c’est fini, ça va peut-être finir, les grains s’ajoutent aux grains, et un jour, c’est un tas, un petit tas, l’impossible tas », disait Clov dans Fin de partie. Oui, le (dé)confinement, au fond, c’est du Beckett dans le texte. Non ?

Voilà donc quelques idées de choses à lire dans les semaines qui viennent. Elles sont rares, d’une part parce que je n’ai pas tant lu que ça depuis quelques mois, et d’autre part parce que parmi les livres que j’ai lus, beaucoup m’ont déçue. Alors voilà : j’ai essayé de garder la substantifique moelle, et de faire une sélection un peu éclectique mais de bonnes pages qui font plaisir. Trois romans, deux livres de cuisine. C’est parti. Wait fort it : Mon kiki, évidemment. (Je sens que je vais partir en roue libre dans cet article.)

Franck Bouysse, Né d’aucune femme (éd. La Manufacture de livres, 2019)

Je commence par le plus noir. J’ai lu ce roman sans trop savoir à quoi m’attendre (mise à part qu’il avait rencontré un enthousiasme de la part de la critique). Sur la forme, c’est simple : je comprends l’enthousiasme. J’ai adoré la plume de Franck Bouysse, l’alternance des voix et des styles, le travail des phrases et du verbe qui est fait avec beaucoup de maîtrise et d’élégance. Ça compte beaucoup. (Je ne vous parle pas du roman La beauté des jours, que j’ai lu car il était étiqueté coup de coeur de mon libraire nantais, et que j’ai trouvé affreusement mal écrit, entièrement au passé composé à titre d’exemple -tout un roman au passé composé, seriously ?-, bref, au risque de passer pour une litté-précieuse, la forme m’a trop dérangée.)

Donc, Né d’aucune femme : un bon roman bien écrit. Je ne sais pas trop si je dois vous le résumer : je l’ai lu sans rien savoir et je crois que c’est l’idéal. Je peux vous donner le point de départ : le roman s’ouvre par l’extrême onction donnée par un prêtre de campagne à une femme morte à l’asile. Rose. « Elle a tué son enfant », lui dit le directeur de l’asile. Mais une femme, un peu plus tôt, dans le secret du confessionnal, lui a demandé de lire son journal, ses cahiers, les « cahiers de Rose », qu’elle a dissimulés sous sa robe. « J’ai recopié patiemment l’histoire de Rose », nous dit le prêtre, avant le chapitre suivant qui s’ouvre par « Tout est calme ». 

Alors, clairement, ce n’est ni un livre pour enfants, ni une histoire d’amour insipide qu’on lit à la plage. (On ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments, paraît-il, en tout cas pour celui-ci c’est très vrai). C’est au final assez trash, mais c’est excellent. C’est extrêmement addictif (je ne pouvais plus le lâcher et je l’ai fini dans la nuit, j’adore quand cette magie opère). Je ne vous dis pas la fin, parce que c’est clairement un roman à intrigue et à suspense, mais je dois quand même vous dire de ne pas trop vous inquiéter : au final, la balance noirceur/beauté est équilibrée. Un ovni, un peu noir certes, mais vraiment brillant !

Diana Gabaldon, Outlander (éd. J’ai lu, 1991)

Rien à voir avec le précédent, absolument rien !

Ah, Outlander… Je n’ai pas commencé ce diabolique monument influencée par Victoria de Mango and Salt, même si ça aurait pu. Non, en fait, le tome 1 était un cadeau de mon mari au printemps dernier. J’ai attendu l’été pour le commencer. Et je suis tombée dans la marmite bien comme il faut, la tête la première, j’ai enchaîné avec les tomes II et III dans l’automne et dans l’hiver. Ces petites bibles (au moins 900 pages le tome, quand même) sont terribles ! 

Sur la forme, soyons honnêtes, ce n’est pas du Flaubert, mais c’est tout de même d’une qualité plus qu’acceptable. (Ou plutôt, la traduction est élégante.) Mais c’est le fond qui l’emporte. L’histoire de départ est aguicheuse : la jeune Claire passe ses vacances en Ecosse, en 1945, avec son mari Franck, historien. Et puis, au cours d’une promenade en solitaire, elle tombe sur un mégalithe qui fait couler de l’encre parmi la population, elle s’approche, et boum : elle est propulsée au même endroit, en 1743, en pleine lutte opposant Highlanders et Anglais. 

Je l’ai commencé pour me changer les idées : c’est le livre absolument parfait pour ça ! Je ne suis pas une fan d’Ecosse, mais je me suis pourtant totalement laissée emportée par de jolies descriptions et par la création d’un décor très intéressant qui est le théâtre d’aventures vraiment palpitantes. (Je me dis souvent que si l’histoire s’était passée en Italie, j’aurais probablement cessé de manger et de dormir pendant un mois pour lire les dix tomes.) Je n’ai jamais regardé la série, je préfère finir les romans avant…Une mention spéciale à Jamie qui me déroute et ne me plaît pas trop : si vous êtes fan d’Outlander, vous avez le droit de crier. Je le trouve rustre, anti-féministe et un peu idiot, c’est ainsi. Je ne dis pas que le personnage est mauvais, simplement qu’il n’a rien d’un homme séduisant pour moi, alors qu’il est sensé en être l’archétype ! Ça c’était pour la parenthèse personnage masculin. Mais Claire, le personnage principal, est tellement attachante.

De l’aventure, donc, des combats, des courses poursuites, de l’amour (pas mal de sexe même, c’est un style), des rebondissements bien trouvés : un page-turner, voilà ce qu’est Outlander à mon goût, un cocktail séduisant à forte tendance addictive. Un voyage que l’on commence quand on a du temps devant soi : vous serez prévenus !

Fabrice Caro, Le discours (éd du Sygne, Gallimard, 2019)

Allez, venez, on finit par le carambar au caramel. Un délice d’humour (parfois noir mais toujours hilarant), une pépite qui se lit bien trop vite. Voilà longtemps que je n’avais pas ri, vraiment ri tout haut, en lisant un roman. 

Le discours est un de ces romans qui, comme au théâtre, comportent une unité de lieu, de temps, et d’action. Tout se déroule pendant un dîner de famille, au cours duquel Adrien attend une réponse au message qu’il a envoyé à son ex. Son père ouvre le dîner en lui glissant « ça ferait très plaisir à ta soeur si tu faisais un petit discours le jour de la cérémonie ». Et voilà, vous avez les clés du roman. Là où n’importe qui ferait une scène de boulevard ratée, Fabrice Caro excelle. Adrien, la quarantaine désabusée, c’est un amoureux, c’est un déprimé, c’est un asocial, Adrien c’est nous tous. Voilà, lisez cette pépite, ça ne s’explique pas davantage. Fab Caro, ça se rit, c’est tout. 

Petite private note : Camille, je pense que tu adorerais. (oui, je passe mes messages perso dans mes articles, laissez-moi)

Miss Blemish, Batch cooking* (éd La plage, 2019)

J’enchaîne avec deux livres de cuisine très chouettes. Batch cooking est l’ouvrage de la délicate Miss Blemish, et il a tout pour être en tête de gondole dans les Biocoop(s ?) (ce qu’il est vite devenu dans le mien d’ailleurs). Dans ce grand de chez La Plage, Célie explique tout ce qui concerne le Batch cooking (ce qui signifie donc le fait de préparer en une session de deux heures tous ses repas de la semaine). Mais attention : le Batch cooking veggie (et sans gluten), créneau peu exploré jusqu’alors. Des explications, des techniques, de jolies photos de l’auteure et des recettes simples expliquées pas à pas : le livre est très complet. J’ai aimé sentir qu’il était vraiment le fruit d’un partage qui se voulait très personnel, on a vraiment le sentiment que Célie nous donne sa vision à elle de l’organisation, avec beaucoup de douceur, et ses recettes basiques à elle (avec les ingrédients qu’elle a l’habitude d’utiliser, incluant pas mal de produits bruts surgelés, ce que l’on ne trouve pas dans ma petite campagne). Le livre est vraiment destiné à ceux qui n’ont pas l’habitude de cuisiner, et c’est une très bonne idée. C’est un cadeau parfait pour un(e) étudiant(e), ou un(e) citadin(e), pour prouver qu’il est effectivement possible en peu de temps de se concocter de petits repas végé et pratiques. (Mention spéciale aux pages « petits plaisirs » liés à chaque saison, qui achèvent de créer une aura de douceur autour de ce livre.)

*Ouvrage offert

David Frenkiel & Luise Vindahl, Green kitchen stories pour les kids, ed. Alternatives, 2019

J’ai craqué pour ce dernier opus de la famille des Green kitchen en me promenant dans une librairie de vacances. J’avais tous leurs précédents ouvrages et je les utilise de manière inégale. Mais alors celui-là : gros gros coup de coeur ! Comme le titre l’indique, le but est ici de donner des astuces et des recettes, certaines toutes simples, certaines plus festives, à faire avec des enfants de tous les âges. J’attendais beaucoup de la famille de cuisiniers aux trois enfants, et il faut avouer qu’ils sont vraiment très forts ! Le livre (traduit en français, ce qui n’est pas le cas de tous, donc on est contents) n’est pas une redite des précédents, même s’il reste dans le même esprit : des recettes végétariennes, parfois sans gluten, faisant la part belle aux fruits et aux légumes. J’ai adoré l’introduction qui donne des astuces utiles pour cuisiner avec plaisir avec ses enfants selon leur âge. Les recettes sont inventives, originales, modernes, et appétissantes. Toutes celles que j’ai testées ont été de GROS succès à la maison ! 

Voilà, j’espère que cette petite sélection vous a plu ! N’hésitez pas à réagir et à partager vos coups de coeur récents à vous ici-dessous, de mon côté je vous embrasse et vous souhaite un très bon mois de mai ! Et bonne lecture 🙂

LIVRES // New York, l’Italie, John Snow et les autres.

Je suis de retour pour parler de livres ! Je n’arrive décidément pas à me décider, et ne sais jamais s’il est préférable de faire un article sur un seul livre, ou sur plusieurs à la fois. Que préférez-vous ? Adeptes du bon vieil article groupé sur une poignée de titres, ou de la chronique unique ? 

Disons qu’aujourd’hui, je vais parler de plusieurs, parce que ma pile à conseiller est trop haute. J’ai lu bien trop de livres délicieux ces derniers mois dont j’ai très envie de vous parler !

(J’ai même dû faire des choix, et j’en ai encore plein dans ma manches à vous conseiller dans les semaines à venir.)

→ Une odyssée. Un père, un fils, une épopée. (Daniel Mendelsohn)

Gros coup de coeur pour ce roman croisé au hasard d’une librairie poitevine, aussitôt commencé, aussitôt dévoré. C’est bien simple, je l’ai conseillé partout autour de moi ensuite. Ce n’est pas vraiment un roman « normal », c’est un ovni, et c’est absolument formidable. Daniel Mendelsohn est un professeur de littérature classique à New York, et le début de son roman est l’histoire (vraie !) dans laquelle son père, âgé de quatre-vingt-un ans, a décidé de suivre le séminaire de son fils sur l’Odyssée d’Homère. Un prétexte, qui sert surtout à raconter le lien avec son père, et pour ré-expliquer des passages de l’Odyssée afin de prouver leur modernité. C’est remarquablement (et très simplement !) mené, ça rend amoureux d’Homère, de la littérature, et surtout, c’est un des plus beaux hommages à la relation père/enfant que j’aie pu lire. C’est ponctué d’anecdotes très drôles qui sentent le vrai, c’est particulièrement vivant, et très facile à lire. Ce que j’ai préféré, c’est le fait que le livre véhicule des propos subtils qui donnent vraiment à penser, mais d’une manière réellement humble. La langue est celle de la conversation, le ton est amusé et tout plein de cette modestie qu’ont les gens qui sont réellement intelligents. 

Vous l’aurez compris : j’ai trouvé l’ensemble fascinant, inclassable et délicieux. 

→ Figurec (Fab Caro)

Autre livre, autre ambiance. J’ai déjà parlé de Fab Caro sur Insagram, et vous étiez nombreux à trouver ses planches pleines d’humour noir terriblement drôles. Fab Caro en BD, c’est juste de l’or (déjanté) en barres. C’est pour cela que je n’ai pas trop hésité à lire ses romans. J’ai commencé par Figurec, et j’ai été un peu déçue, même si je le conseille quand même. Disons que s’il excelle en BD, l’auteur perd un peu de sa verve dans la longueur d’un roman. Le style littéraire est peu simple (désolée – je suis exigeante, aussi), mais le fond reste très drôle, et j’ai ri, vraiment ri tout haut, à de nombreuses reprises. C’est le roman parfait pour lire dans le train, ou sous un plaid un dimanche après-midi pour se détendre. 

Le pitch de départ est le suivant : le narrateur est un jeune homme plutôt seul qui s’amuse à suivre des enterrements pour les évaluer et les comparer. Il y rencontre un drôle d’homme qui semble avoir la même passion que lui -ou bien est-ce un métier ? Peu à peu, tout s’emballe, tout est remis en cause, on ne sait plus le vrai du faux (un peu à la Truman Show). 

Petit bonheur à siroter en quelques heures.

→ Beauté fatale (Mona Chollet)

Plus cérébral : cet essai sur « les nouveaux visages d’une aliénation féminine », qu’on ne présente plus. Si ? Bon alors, rapidement : Mona Chollet est une journaliste au monde diplomatique qui est notamment l’auteure de l’excellentissime Sorcières (vous en ai-je parlé ? Je ne sais plus. Je vieillis.) Dans ce Beauté fatale, elle s’attaque à la question de l’impératif de la beauté qui pèse sur les épaules des femmes. Comment dire ? C’est à la fois révoltant et fascinant, et remarquable. J’ai trouvé l’essai moins facile à lire que Sorcières, et je l’ai plutôt considéré comme un livre à lire en plusieurs fois, quitte à alterner, sauter des passages et y revenir (ou pas, d’ailleurs). Mais dans l’ensemble, c’est à mettre entre toutes les mains. Moi ça m’a fait un bien fou de réfléchir sur la question du corps comme clé à l’avancée de l’égalité des sexes, et surtout sur le lien entre culte de la beauté officiel et culte officieux de la haine de soi et de son corps. J’ai eu l’impression que mon anxiété constante vis à vis de mon allure physique n’était pas (que) de ma faute, mais était bien au contraire un fait social, et ça m’a fait comme une petite thérapie. Au passage, cela décuple la sororité, donc merci Mona Chollet. 

Si vous voulez réfléchir sur vous, sur les femmes ou plutôt « la » femme au sein d’une société qui demande beaucoup à son corps (!), foncez.

→ Philosophie magazine, hors-série : Game of Thrones

Ce n’est pas un livre, mais ça en a le goût ! Je l’ai acheté au printemps dernier mais il est trouvable sur leur site. J’ai tellement de magazines sur GOT que je pourrais en faire un article entier, mais celui-là fut mon favori. L’idée est de réfléchir sur les idées toutes philosophiques qui sont glissées dans la série. Sur la destinée, sur le pouvoir, sur la domination, les liens hommes/femmes, l’effondrement de l’humanité… J’adore quand des spécialistes relient des traits de pensée à des courants philosophiques, sans doute parce qu’à l’inverse, je déteste ne pas savoir d’où vient une pensée, ou si l’auteur l’a réellement inventée. (Parce que la plupart du temps, ce n’est pas le cas, et depuis 2500 ans de philosophie, d’autres y ont pensé avant lui, donc autant savoir qui et quand, c’est plus intéressant !)

C’est un magazine donc les plumes sont diverses, et par conséquent, la valeur des pages l’est aussi, mais l’ensemble est d’une belle qualité. On apprend plein de choses tout en étant plongé dans un bain de Lannister et de Stark, et j’adore quand divertissement et culture se mêlent pour nous rappeler que les frontières ne sont que là où nous voulons bien les mettre.

→ Tartes fines, grosses tourtes, belles tatins (Cléa)

Ah, comfort-food-book en perspective ! J’ai eu la chance de découvrir ce gros entarté de Cléa récemment, avec une dédicace trop chouette à l’encre bleue (hashtag groupie). Sans surprise : génial. L’idée est de décliner la tarte en 200 recettes, classées par aliments, un peu comme le gros pour les Soupes de la même Cléa, qui est juste la base en termes de comportement soupesque familial. 4 parties : Les techniques illustrées (ou comment faire une tarte super classe), les tartes déclinées selon les légumes, selon les fruits, et aussi une petite partie sur des tartes « inclassables » (id est un peu bio-bizarres mais tellement cools). Ce qui est génial avec ce livre c’est que, comme pour les Soupes qui nous font du bien (ils ont vraiment un souci avec les titres chez La plage quand même), tout le monde s’y retrouvera : l’habitué du bio ou le novice, la mère de famille nombreuse ou l’étudiant. La navigation à l’intérieur est facilitée par les entrées par ingrédients, et les idées d’associations sont parfaites pour dépoussiérer la tarte et en faire une nouvelle base alimentaire. 

Si la tarte est votre plat facile de batch cooking du dimanche, ou si vous avez envie de changer de l’éternelle quiche pas bonne ou de la tarte à la citrouille Femme actuelle 1985, ce livre est pour vous. 

→ La vie parfaite (Silvia Avallone)

Je termine par LE coup de coeur intersidéral. Il est d’autant plus fort que ce petit livre n’a pas fait beaucoup de bruit médiatique, sauf dans les vraies librairies (avec de vrais libraires qui lisent même les petits éditeurs). J’ai craqué sur ce joli livre bleu conseillé par mon libraire parce que l’histoire se déroulait à Bologne, et que je savais que je m’y rendrais (c’est passé, c’était formidable, vive Bologne.) Je ne savais pas dans quoi je me lançais, et j’y ai finalement trouvé un petit bijou. La vie parfaite, c’est l’histoire de deux femmes. Adele, d’un côté, née du mauvais côté, celui des banlieues, Adele enceinte trop jeune et malgré elle, qui ne sait pas encore comment elle va faire, ni même si elle va garder l’enfant. Et puis, Dora, en plein centre, la professeure d’université, celle du bon côté, mais celle dont la vie est brisée par le désir d’un enfant qui ne vient pas. Si vous me connaissez un peu : Italie, infertilité, maternité, je crois qu’on ne pouvait faire mieux pour me parler. Mais ce qui m’a surtout séduite, c’est le style, parfait (magnifiquement traduit, donc), la délicatesse de cette histoire en alternance et en jeux d’échos, la plongée dans la vérité des milieux, la finesse des analyses psychologiques, juste suggérées, à fleur de peau. J’ai vibré, ri et pleuré, et je l’ai refermé en serrant la certitude d’avoir lu un de mes coups de coeur les plus forts, de manière totalement inattendue.

Une belle plongée dans l’Italie et dans le coeur des femmes.

Voilà ! J’espère que cette petite revue vous a plu, et je vous souhaite un merveilleux mois de novembre !